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L'ancien président Lula (Agência Brasil)

Présidentielle, Cidade de Deus, émigration : trois chiffres, trois infos

À Bom Dia Brésil, on s’intéresse aux chiffres. Voici ceux qui ont retenu notre attention cette semaine.

53 % Le nombre de Brésiliens qui estiment que Lula devrait aller en prison, selon un sondage Datafolha publié ce jeudi 1er février par la Folha de S. Paulo. Pour 51 % des sondés, l’ancien président ne devrait pas pouvoir participer à la présidentielle 2018, parce qu’il a été condamné en appel à 12 ans et 1 mois de prison pour corruption passive et blanchiment d’argent. Dans le même sondage, Lula reste pourtant le grand favori de l’élection, avec entre 34 % et 37 % des intentions de vote au premier tour selon les cas de figure et une avance de 15 à 19 points au second tour contre Geraldo Alckmin (PSDB), Marina Silva (Rede) ou Jair Bolsonaro (PSC).

Reste l’hypothèse d’une présidentielle sans Lula, qui semble de plus en plus probable au vu de ses démêlés judiciaires. Le candidat ultraconservateur Jair Bolsonaro arriverait en tête, avec entre 18 et 20 % des intentions de vote selon les cas de figure. Mais il s’inclinerait au second tour, nettement face à Marina Silva (42 % contre 32%), et légèrement face à Geraldo Alckmin (35 % contre 33%).

(Capture écran Globo)

41 Selon les données de l’application Onde Tem Tiroteio, c’est le nombre de fusillades à la Cidade de Deus, dans la zone ouest de Rio, en 2018. Mercredi 31 janvier, la favela a été le théâtre d’intenses confrontations entre policiers et trafiquants de drogue. La linha amarela a dû être fermée pendant près de deux heures. Des dizaines d’automobilistes se sont trouvés pris au piège sur cette voie express qui relie zone nord et zone ouest, après que des habitants de la Cidade de Deus ont installé des barricades, selon UOL. Au cours de l’opération de police, un suspect a été interpellé et trois ont été tués, dont le n°2 du trafic de drogue dans la favela.

L'aéroport de Brasilia (Agência Brasil)

+138 % L’augmentation du nombre de Brésiliens qui ont quitté le pays depuis 2013. En 2017, 21.849 personnes ont signé la Déclaration définitive de sortie du pays, contre 9.169 en 2013. Les candidats à l’émigration pourraient être encore plus nombreux, dans la mesure où seules les personnes s’acquittant de l’impôt sur le revenu doivent signer la déclaration de sortie. D’après Jorge Botrel, consultant spécialiste de l’expatriation vers les Etats-Unis interviewé par Metro, la crise politique et le manque de perspective économique sont deux des raisons qui poussent les Brésiliens à partir : « Il y a une déception avec la scène politique, économique et culturelle du pays. Et il n’y a pas d’amélioration de la qualité de vie en vue. »

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