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Alexis Michalik : « Edmond, c'est un film que je voulais faire depuis 15 ans » - Bom Dia Brésil
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(DR)

Alexis Michalik : « Edmond, c'est un film que je voulais faire depuis 15 ans »

Alexis Michalik s’est rendu au Brésil pour participer au Festival Varilux de cinéma français, où il est venu présenter Edmond. Avant d’être un film, c’est une pièce de théâtre qui rencontre un immense succès depuis 2016, retraçant les aventures d'Edmond Rostand et la création tumultueuse de la pièce Cyrano De Bergerac. Son réalisateur s’est confié à Bom Dia Brésil. 

Edmond, c’est une histoire que vous avez d’abord créée pour le cinéma. Mais par manque de financement, vous l'avez adaptée dans un premier temps au théâtre. Aujourd’hui, face au succès de la pièce, vous prenez votre revanche en réalisant ce film. Quel regard portez-vous sur cette aventure artistique ?

C’est une aventure qui se termine bien. Ça fait très longtemps, 15 ans, que je veux le faire. Je me suis toujours dit que je voulais réussir un jour à réaliser ce film. J’avais d’abord peu d’espoir, mais le destin a fait que les choses se sont bien agencées et à terme je suis parvenu à le faire. C’est fou… Le jour où je me suis retrouvé sur le tournage, je me suis dit : « Ça y est ». Ce qui est encore plus fou c’est que j’ai dû faire une pièce de théâtre pour parvenir à réaliser ce film et pourtant, il y a 15 ans, quand j’ai pensé à faire ce film, je ne me serais jamais dit que j’en ferais un jour une pièce de théâtre !

Vous avez justement passé le cap des 1.000 représentations au théâtre. Cela doit être une réelle fierté pour vous ? 

Oui c’est génial, incroyable. Quand je démarre un spectacle, je me dis toujours : « J’espère juste que les producteurs ne vont pas perdre trop d’argent ». Et une fois qu’ils sont remboursés je me dis : « Bon voilà, c’est gagné, le reste c’est du bonus ». Et là, ça fait un sacré bonus… 

Au final, avez-vous une préférence entre être metteur en scène ou réalisateur ? 

Metteur en scène, je fais ça depuis longtemps. J’aime les deux. C’est difficile de dire que l’on préfère l’un à l’autre. Ce sont des métiers similaires sur beaucoup de domaines. On dirige à chaque fois des acteurs. En revanche, pour moi, la grosse différence, c’est la temporalité. On n'a pas la même manière de créer car, même si au fond la phase de création pure c’est la même chose, deux mois de répétition ou deux mois de tournage, le rapport au public n’est pas le même. On va dire que pour une pièce de théâtre, on évalue la pièce à la première représentation. Pour un film, quand il sort, c’est le début de la fin. Au cinéma, on fait toute la promo avant que le film sorte, au théâtre, on commence quand elle démarre. Le succès d’une pièce se définit sur le temps que la pièce va rester à l’affiche, alors qu’au cinéma, tout se joue en deux mois après la sortie dans les salles. 

Pour les spectateurs qui ne connaissent pas encore, conseillez-vous de commencer par le film ou la pièce ?

Je conseille de commencer par le film, car on s’est rendu compte que ceux qui ont aimé la pièce, en sortant du théâtre, nous disent : « J’ai tellement aimé que j’ai peur d’être déçu en voyant le film ». Tandis que les gens qui sortent du film se disent : « Je ne comprends pas comment on peut faire ça au théâtre ». 

Pour la pièce, vous avez reçu cinq Molière, est-ce que vous en échangeriez un contre un César ?

Ça serait génial d’avoir un prix, mais ce n'est pas un objectif. Car si on commence à se dire que c’est un objectif, on devient fou. L’objectif, c’est de créer. Le pari est gagné quand j’ai fini mon film. Je veux transmettre, raconter mon histoire. 

Dans le film, à un moment, le personnage de Léo dit à son ami Edmond : « Tu es complément dérangé ». Et Edmond répond : « C’est normal, je suis auteur ». Il faut avoir ce grain de folie pour être auteur ? 

Pour être auteur, il faut l'être un peu ! Il faut avoir un esprit dérangé quand même pour prétendre créer, quand on voit tout ce qui a déjà été créé.  

Etiez-vous déjà venu au Brésil avant le festival Varilux ? 

Non, c’est ma première fois, je découvre. Je suis arrivé une semaine avant le début du festival pour tâter le terrain et surfer. J’adore, je trouve ça génial. Je suis allé à Rio quelques jours, puis à Salvador et finalement à Sao Paulo pour présenter le film. Je trouve que c’est un pays magnifique et encore, je n’en ai vu qu’une partie.

Connaissez-vous le cinéma brésilien ?

Très peu, mais je suis sûr qu’il y a une grande vitalité dans le cinéma brésilien. Ça se sent dans l’engouement que les gens ont dans la culture. Après, le Brésil est plus connu pour être un pays musical. La scène musicale au Brésil est, je pense, plus connue que le cinéma ou le théâtre. 

 Heureux de voir votre film présenté dans les salles brésiliennes ?

C’est une chance de voir son film qui voyage. Cela veut dire qu’il y a des gens ici qui s’y intéressent ou au moins qui se sont dit que ça pouvait toucher le public brésilien si on est invité. C’est une marque de reconnaissance énorme et c’est un plaisir de tous les instants de pouvoir voyager avec son film. 

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