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Carnet de campagne : Marina Silva et Joaquim Barbosa soutiennent Haddad, les ultimes sondages - Bom Dia Brésil
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Marina Silva (José Cruz / Agência Brasil)

Carnet de campagne : Marina Silva et Joaquim Barbosa soutiennent Haddad, les ultimes sondages

La campagne pour l’élection présidentielle 2018, dont le second tour se déroulera dimanche, touche à sa fin au Brésil. Les principales histoires de cette dernière semaine sont dans notre carnet de campagne.

Marina Silva apporte son soutien à Fernando Haddad...

Si elle s’était déclarée neutre – tout en appelant à ne pas voter pour Jair Bolsonaro - et dans l’opposition quel que soit le vainqueur, la candidate de Rede Sustentabilidade (1 % des voix au premier tour) a fini par apporter ouvertement son soutien « critique » à Fernando Haddad lundi. « Face au pire risque imminent d'actes qui, comme le dit Hannah Arendt, "détruisent à tout moment", "banalisant le mal", prônés par la campagne du candidat Bolsonaro, j’apporterai un vote critique et je ferai une opposition démocratique à une personne qui, « au moins », ne prêche pas l'extinction des droits des Indiens, la discrimination des minorités, la répression des mouvements, l’avilissement encore plus grand des femmes, des noirs et des pauvres, la fin de la base légale et des structures de protection de l'environnement, qui est Fernando Haddad », a-t-elle indiqué sur sa page Facebook.

... Joaquim Barbosa aussi...

Un temps pressenti comme candidat à cette élection présidentielle, l’ancien président du Tribunal suprême fédéral (STF), Joaquim Barbosa, a attendu le dernier moment pour annoncer qui il soutenait pour le second tour dimanche sur Twitter, ce samedi 27 octobre. « Pour la première fois en 32 ans d’exercice du droit de vote, un candidat me fait peur. C’est pour cela que je voterai Fernando Haddad », a-t-il expliqué.

... ainsi qu'Anne Hidalgo

La maire de Paris a elle aussi apporté son soutien ce samedi à Fernando Haddad pour le second tour de dimanche, lequel l'a remerciée en retour (en français).

L'écart se resserre (un peu) entre Bolsonaro et Haddad dans les sondages

Les derniers sondages publiés ce samedi ménagent un brin de suspense quant à l'issue du second tour de dimanche. Si la domination de Jair Bolsonaro (PSL) est maintenue, ils montrent le candidat d’extrême droite en baisse avec 47 % d’intentions de vote chez Ibope et Datafolha contre 41 % chez Ibope (en hausse) et 39 % chez Datafolha (en légère hausse) pour Fernando Haddad (PT). Les votes blancs et nuls s’élèvent entre 8 et 10 %.

Les instituts ont également mesuré le taux d’approbation et de rejet de chacun des deux candidats, montrant également des chiffres moins positifs pour le candidat du PSL. Concernant Jair Bolsonaro, 39 % des interrogés chez Ibope et 46 % chez Datafolha sont certains de voter pour lui tandis que 39 % chez Ibope et 45 % chez Datafolha affirment qu’ils ne lui donneraient leur vote en aucun cas. Pour Fernando Haddad, les votes confirmés remontent légèrement à 33 % pour Ibope et 38 % pour Datafolha tandis que 44 % des Brésiliens chez Ibope et 52 % chez Datafolha assurent qu’ils ne voteraient pas pour lui.

Des universités visées par la justice électorale

Une banderole contre le fascisme sur la façade de la faculté de droit de l'Universidade Federal Fluminense de Niteroi (Centro Acadêmico da Faculdade de Direito da UFF/DR)

De nombreuses universités brésiliennes ont fait l’objet cette semaine d’actions policières mandatées par la justice électorale, selon Agência Brasil. En cause, les différentes banderoles qui ont pu y être accrochées dénonçant le fascisme. Même si elles ne mentionnaient pas explicitement le nom de Jair Bolsonaro, les autorités les ont considéré comme de la propagande électorale irrégulière. Etudiants et universitaires ont dénoncé une censure, estimant que ces messages étaient une manifestation de leur liberté d’expression non alignée sur un candidat ou un parti. Le Tribunal supérieur électoral (TSE) a annoncé vendredi qu’une enquête serait menée sur la conduite des juges ayant lancé ces actions. La procureure générale de la République, Raquel Dodge, a également déclaré avoir saisi le STF sur le sujet. Selon elle, « il est clairement établi qu'il y a eu un délit envers la liberté d'expression, de réunion (…), qui garantit l'autonomie des universités ». Et le STF lui a répondu favorablement ce samedi en suspendant toute action des autorités au sein des universités.

Bolsonaro demande l’inéligibilité d’Haddad à cause de Roger Waters

Roger Waters (DR)

L’équipe de campagne du candidat du PSL a saisi le TSE pour demander l’inéligibilité de son adversaire, selon G1. La raison ? La propagande électorale présumée réalisée par Roger Waters lors de ses concerts au Brésil ces dernières semaines en faveur de Fernando Haddad à travers la diffusion de messages tels que « #EleNao ». Pour l’équipe de Jair Bolsonaro, les actions du bassiste de Pink Floyd étaient « totalement préméditées » et, les concerts étant payants, elles représentent ainsi « un abus de pouvoir économique et un détournement des fonds non déclarés pour la campagne électorale, soit une caisse noire ».

Ciro Gomes reste finalement neutre, tout en donnant sa préférence

De retour vendredi à Fortaleza d'un voyage à Paris, le candidat du Parti démocratique travailliste (PDT), troisième du premier tour, s'est enfin prononcé samedi pour son vote du second tour de dimanche. Alors que Fernando Haddad lui avait mis une petite pression pour qu'il se prononce en sa faveur, Ciro Gomes a finalement décidé de conserver la même position qu'il avait tenue dans la foulée des résultats du premier tour, à savoir une neutralité teintée d'un appel à ne pas voter pour Jair Bolsonaro. Dans une vidéo diffusée sur son compte Facebook, le Nordestin souhaite que ses compatriotes votent « pour la démocratie, contre l'intolérance ». Contrairement à son frère, qui avait ouvertement critiqué Fernando Haddad et en particulier le PT la semaine dernière, Ciro Gomes précise qu'il ne donnera pas ses raisons avant le scrutin afin de ne pas affecter la campagne de son rival de gauche. Le candidat du PDT ne semble néanmoins pas très optimiste pour lui, imaginant « les jours terribles qui approchent », appelant à les affronter sans peur.

Jésus anti-Bolsonaro ?

Dans la foulée d’un entretien radiophonique lundi dans lequel Jair Bolsonaro a déclaré qu’il n’était pas l’« antéchrist » décrit par ses opposants, le mot-dièse #Bolsonaroanticristo a eu une répercussion importante sur Twitter, allant jusqu’à provoquer un commentaire de Dieu lui-même – ou plutôt son excellent compte parodique :

« Je ne sais rien sur #Bolsonaroantéchrist, mais je sais que Jésus est très anti-Bolsonaro. »

Paes refait largement son retard, França repasse devant Doria dans les sondages gouverneurs

Du côté des gouverneurs, les derniers sondages de ce samedi montrent que la lutte s'est peu à peu resserrée dans le sprint final, notamment pour l'Etat de Rio de Janeiro où le suspense est désormais installé. Wilson Witzel (Parti social-chrétien) est toujours devant, mais en nette baisse, avec 45 % des intentions de vote chez Ibope et 44 % chez Datafolha, contre 38 % chez Ibope et 40 % chez Datafolha pour Eduardo Paes (Démocrates), qui remonte. Les votes blancs et nuls, en hausse, s’élèveraient entre 9 et 12 %.

A São Paulo, le scénario, déjà serré, est encore plus indécis et se jouera certainement pas à grand-chose. Chez Ibope comme chez Datafolha, Marcio França (Parti socialiste brésilien) a pris pour la première fois la tête avec 43 % des intentions de vote, d'une tête devant João Doria (Parti de la social-démocratie brésilienne) qui récolte 42 %. Les votes blancs et nuls atteignent entre 9 et 10 %.

Luciano Huck soutient Paes à Rio, mais pas Haddad pour la présidentielle

Le célèbre animateur de télévision de Globo, qui était pressenti pour être candidat à la présidentielle il y a quelques mois, a publié cette semaine sur Instragram un post montrant son soutien explicite à Eduardo Paes pour le poste de gouverneur de l’Etat de Rio de Janeiro. En revanche, en ce qui concerne la présidentielle, Luciano Huck a réitéré lors d’un Facebook Live qu’il « ne voterait jamais pour le PT ». Des paroles qui ont été largement relayées sur les réseaux sociaux, laissant croire à une position en faveur de Jair Bolsonaro. Le présentateur du Caldeirao do Huck a été obligé de rectifier le tir jeudi sur son profil Instagram en affirmant qu’il ne se déclarerait en faveur d’aucun des deux candidats du second tour. « Quel que soit le résultat des urnes, nous serons la résistance positive », déclare-t-il.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

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Une campagne 2018 plus propre que les précédentes

A Rocinha, dimanche 7 octobre 2018 (N.Coisplet/Bom Dia Brésil)

A Rio de Janeiro, les services municipaux ont enregistré une réduction de 75 % du volume de déchets liés à la campagne électorale au premier tour des élections 2018 par rapport au premier tour de 2014. Il y a quatre ans, les garis, comme on appelle les agents d’entretien cariocas, avaient ramassé 350 tonnes de détritus, contre 85 tonnes cette année.

Selon Metro, cette réduction drastique du volume de déchets est liée à un temps de campagne beaucoup plus court, à une baisse du financement autorisé pour les candidats et à une migration de la campagne vers Internet et les réseaux sociaux.

Haddad se rétracte après avoir qualifié Mourão de tortionnaire

Le général Mourão, candidat à la vice-présidence aux côtés de Jair Bolsonaro (Wikipedia)

Fernando Haddad a dû faire marche arrière après avoir qualifié de « tortionnaire » le général Mourão, candidat à la vice-présidence aux côtés de Jair Bolsonaro, lundi 22 octobre lors de l’émission Roda Viva, sur TV Cultura, et le lendemain lors d’une rencontre avec des journalistes du groupe Globo. Le candidat du PT se référait à des déclarations du chanteur Geraldo Azevedo, qui disait avoir été torturé par Hamilton Mourão en 1969. Mais ce dernier a depuis reconnu s’être trompé et présenté ses excuses, et le militaire a annoncé qu’il allait le poursuivre pour « déclaration diffamatoire ».

Un journaliste présente sa démission pour ne pas avoir pu interviewer Bolsonaro

Mardi 23 octobre, Jair Bolsonaro était interviewé depuis son domicile de Rio de Janeiro par Radio Guaiba, une station de Porto Alegre. A l’issue de l’entretien, un journaliste présent dans le studio de la radio, Juremir Machado, a présenté sa démission en direct, parce que, selon lui, il avait été censuré : seul l’animateur Rogério Mendelski était autorisé à poser des questions au candidat. Pour Rogério Mendelski, il ne s’agissait pas de censure, mais d’un simple accord préalable avec Jair Bolsonaro.

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