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Élection présidentielle 2018 : un an avant, qui se prépare ? - Bom Dia Brésil
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Le palais présidentiel du Planalto (Agência Brasil).

Élection présidentielle 2018 : un an avant, qui se prépare ?

À un an du premier tour de l’élection présidentielle brésilienne, programmé pour le 7 octobre 2018, il faudrait être devin pour savoir qui succédera à Michel Temer au Planalto, lui-même n’étant pas encore définitivement certain de terminer son mandat. Mais des candidats existent déjà, et d’autres sont pressentis. Bom Dia Brésil a donc décidé de faire le tour des présidentiables et de leurs chances d’élire résidence à Brasilia pour quatre ans. Revue d'effectif.

Lula, le favori qui risque la prison

L'ancien président Lula (Agência Brasil).

Grand favori des derniers sondages, avec 35 % ou 36 % des intentions de vote au premier tour, selon la dernière enquête Datafolha, Lula pourrait cependant ne jamais être candidat. L’ancien président (de 2003 à 2011) a en effet été condamné à neuf ans et demi de prison pour corruption par le juge Sergio Moro dans le cadre de l’opération Lava Jato. L’ancien ouvrier métallurgiste, aujourd’hui âgé de 71 ans, a déposé un recours devant le tribunal régional fédéral de Porto Alegre, qui devrait rendre une décision avant le premier tour de l’élection présidentielle 2018. Si sa condamnation est confirmée, Lula pourrait alors purger une peine de prison et se trouverait privé de ficha limpa, le casier judiciaire vierge nécessaire pour être candidat à la présidence de la République. Le Parti des travailleurs (PT) devrait alors activer un plan B, qui pourrait porter le nom de Fernando Haddad, ancien maire de São Paulo, qui ne récolte que 3 % des intentions de vote dans le sondage Datafolha. Ou celui de Jaques Wagner, ancien gouverneur de Bahia.

Jair Bolsonaro, la percée de l’extrême droite

Jair Bolsonaro (Agência Brasil).

Avec son admiration déclarée pour la dictature militaire qui a régné au Brésil de 1964 à 1985, Jair Bolsonaro, 62 ans, fait figure d’épouvantail de la prochaine présidentielle brésilienne. Crédité de 16 à 17 % des intentions de vote, ce militaire de réserve et député fédéral depuis 27 ans a annoncé sa pré-candidature dès mars 2016 sous l’étiquette PSC (Parti social chrétien), mais s’est brouillé avec les dirigeants et recherche depuis un nouveau partenaire. Cela pourrait être le Parti écologique national (PEN), qui prendrait pour l’occasion le nom de Patriotes. Accusé d’homophobie et de sexisme, Jair Bolsonaro multiplie les positions ultra-conservatrices et fait de la réduction de l’insécurité le socle de sa campagne. Selon Veja, son discours rencontre un écho particulier « chez les jeunes hommes de 24 à 32 ans, avec des revenus de plus de cinq salaires minimums, résidant dans des villes de plus de 50.000 habitants du Sud-Est et du Nord-Est ». Une génération qui n’a pas connu les affres de la dictature.

Marina Silva, l’éternelle troisième voie ?

Marina Silva (Agência Brasil).

Âgée de 59 ans, la fille de seringueiro née au cœur de l’Amazonie était analphabète jusqu’à l’adolescence. Marina Silva a d’abord été domestique à Rio Branco (Acre) afin de financer ses études d'histoire avant d’embrasser le militantisme écologique aux côtés de Chico Mendes puis au sein du PT. Ministre de l’Environnement de Lula de 2003 à 2008, elle rompt les liens avec le parti du président brésilien afin de se présenter une première fois à la présidentielle sous l’étiquette du Parti Vert en 2010 puis du PSB en 2014 après la mort soudaine du candidat Eduardo Campos dans un accident d’avion. Elle termine 3e du premier tour à chaque fois. Depuis sa dernière campagne, hormis l’homologation en 2015 de son nouveau parti, Rede Sustentabilidade (« Réseau Durable »), Marina Silva a complètement disparu du paysage politique avant de réapparaître peu à peu cette année en opposante au gouvernement actuel. Elle figure toujours 3e (13-14 %) des derniers sondages sur la prochaine présidentielle. Cette fois, c’est la bonne ?

João Doria, le Donald Trump soft du Brésil

João Doria (Agência Brasil).

A 59 ans, le maire de São Paulo a beaucoup de points communs avec le président des Etats-Unis. S’il est moins extrémiste idéologiquement et moins imprévisible, l'ultralibéral João Doria est un ex-homme d’affaires et de médias (il a aussi présenté la version brésilienne de The Apprentice !) à succès, venu, également avec succès, à la politique de manière opportuniste. Mouton noir du parti de centre-droit PSDB, comme Donald Trump l’a été avec le Parti républicain, il est barré par Geraldo Alckmin pour la présidentielle. Courtisé par de nombreux autres partis, dont le PMDB de Michel Temer et les Démocrates de Rodrigo Maia, il pourrait utiliser cette option pour se présenter. João Doria, qui bénéficie toujours d'une bonne cote de popularité à São Paulo, ne passe cependant pas encore la barre des 10% dans les derniers sondages sur la présidentielle (8 %). Méfiance cependant, il était crédité de 3 % d’intentions de vote un mois avant de remporter les municipales paulistanas dès le premier tour, une première dans l’histoire de la ville.

Geraldo Alckmin, homme du sérail et rival de João Doria

Geraldo Alckimin (Agência Brasil).

Actuel gouverneur de l'Etat de São Paulo, Geraldo Alckmin est un homme du sérail. Il a les faveurs de l’appareil politique du PSDB, dont il est un des fondateurs. Médecin de formation, Geraldo Alckmin, 64 ans, a déjà participé à une campagne présidentielle en 2006. Il avait recueilli 41,63 % des suffrages au premier tour, derrière Lula (48,6%). Au second tour, le candidat du PT avait été réélu avec une confortable avance : 60,82 % des suffrages contre 39,17 % pour Geraldo Alckmin. Le fait d’être perçu comme un candidat du système politique actuel semble jouer contre lui. Le gouverneur a ainsi vu son nom être cité dans l’affaire Lava Jato en avril dernier : des délateurs l’ont accusé d’avoir reçu des dessous de table de la société Odebrecht pour financer ses campagnes électorales. Ce qui pourrait expliquer pourquoi il apparaît en retrait dans les sondages face à son concurrent direct au sein du parti, João Doria. Selon une enquête Parana Pesquisas, les sondés sont plus nombreux (36,9 %) à penser que João Doria a une chance d’accéder à la présidence que pour Geraldo Alckmin (28 %).

Les petits candidats qui espèrent créer la surprise

Ciro Gomes (photo Jeso Carneiro).

Dans ce contexte où rien n’est joué, plusieurs candidats avancent leurs pions. Candidat annoncé dès fin 2015 par le Parti démocratique travailliste (PDT), Ciro Gomes pourrait avoir sa chance à gauche. Déjà candidat en 1998 et 2002, il est crédité de 10 % d’intentions de vote si Lula ne se présentait pas. Une hypothèse dans laquelle l’ancien président du Tribunal suprême fédéral Joaquim Barbosa, pour l’instant sans étiquette, recueillerait 5 % des votes. Alvaro Dias a confirmé être pré-candidat pour l’ancien Parti travailliste national, devenu Podemos, mais qui se veut plus libéral économiquement que son homonyme espagnol. Il est crédité de 4 %. Actuel ministre de l’Economie, le centriste Henrique Meirelles est affilié au Parti social démocratique (PSD). Annoncé à 2 %, il a pourtant repoussé à 2018 une éventuelle décision sur sa candidature. Le député fédéral Chico Alencar pour le Parti socialisme et liberté (Psol) et le libéral João Amoêdo pour le Parti nouveau recueilleraient eux 1 % des suffrages.

Les candidats qui arriveraient de nulle part

Sérgio Moro (Agência Brasil).

Pour que le panorama soit complet, il faut aussi mentionner des candidatures hypothétiques et pour le moins surprenantes. Très populaire en raison de son combat contre la corruption dans le cadre de Lava Jato, le juge Sérgio Moro pourrait recueillir 9 % des suffrages au premier tour, selon l'enquête Datafolha, dans l’hypothèse où Lula ne se présenterait pas. Le présentateur télé de Globo Luciano Huck étudierait, lui, la viabilité de sa candidature en 2018 avec les Démocrates, le parti de Rodrigo Maia, qui vise aussi João Doria. Enfin, selon un sondage réalisé par Parana Pesquisas en mars dernier, 15 % des Brésiliens seraient prêts à faire du sélectionneur Tite leur prochain président. Si le Brésil remporte la prochaine Coupe du monde en Russie, sait-on jamais...

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