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Deux bugs en six jours pour le passage à l'heure d'été au Brésil (Pixabay)

Heure d'été, Haddad, Bolsonaro, football : ce qu'il faut retenir du week-end

Vous êtes restés loin de l'actualité ce week-end ? Pas de panique, Bom Dia Brésil revient sur les principales informations de ces derniers jours.

Avant l’heure, c’est plus l’heure et après non plus

Et si c’était ça, la vraie raison qui pousse les autorités brésiliennes à réfléchir à une suppression de l’heure d’été ? Ce dimanche 21 octobre, pour la deuxième fois en une semaine, des Brésiliens ont vu leur horloge informatique ou leur téléphone portable afficher une heure de plus que l’heure véritable, alors que le passage officiel à l’heure d’été est prévu pour le 4 novembre. Lundi 15 octobre, les usagers de l’opérateur de téléphonie mobile Tim ont ainsi eu cette désagréable surprise, parce qu’en 2017, le passage d’été avait eu lieu dans la nuit du 14 au 15 octobre. Ce dimanche 21 octobre, rebelote avec d’autre opérateurs, dont Net, parce que le passage à l’heure d’été a traditionnellement lieu le troisième dimanche d’octobre. Sauf que cette année, le gouvernement Temer a préféré laisser passer le deuxième tour des élections pour instaurer le changement d’heure, qui aura bien lieu le 4 novembre. Quoique comme le rapporte UOL, il a aussi failli être reporté au 18 novembre, après les épreuves de l'examen national de l'enseignement secondaire (Enem), avant que Brasilia ne fasse machine arrière…

Pour Eduardo Bolsonaro, un soldat et un caporal suffiraient à fermer le Tribunal suprême fédéral

Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux et sur WhatsApp, dont les médias brésiliens ont eu connaissance ce week-end, Eduardo Bolsonaro, fils de Jair Bolsonaro et député fédéral de São Paulo, a affirmé qu’il suffisait de quelques militaires pour fermer le Tribunal suprême fédéral : « Si vous voulez fermer le STF, vous n'envoyez même pas une jeep. Envoyez un soldat et un caporal », a-t-il déclaré. Selon UOL, la vidéo avait été enregistrée le 9 juillet à Cascavel (Paraná), alors qu'Eduardo Bolsonaro donnait une conférence aux candidats d’un concours pour intégrer la police fédérale. Les déclarations d’Eduardo Bolsonaro étaient une réponse à un infirmier qui demandait ce qui pourrait se passer si la candidature de Jair Bolsonaro était contestée par la STF. Elles ont été condamnées par l’adversaire de Jair Bolsonaro au second tour de la présidentielle, Fernando Haddad, et par l’ancien président Fernando Henrique Cardoso, qui a estimé sur Twitter qu’elles « sentaient le fascisme ». Jair Bolsonaro a pour sa part nié les déclarations de son fils : « si quelqu’un a parlé de fermé le STF, il a besoin de consulter un psychiatre », a indiqué le candidat.

Le TSE suspend un clip d’Haddad qui liait Bolsonaro et la torture

Le tribunal supérieur électoral (TSE), a décidé samedi 20 octobre de suspendre provisoirement la diffusion d’une sport de campagne de Fernando Haddad (PT) qui reliait la torture à Jair Bolsonaro (PSL). La décision du TSE répondait à une demande de l’équipe de campagne de Bolsonaro, qui affirmait que le spot suscitait la peur de la population et violait la loi électorale en suggérant que le candidat du PSL persécutera et torturera les opposants politiques s'il est élu président. Le clip de Haddad (que vous pouvez consulter ci-dessous, attention aux images violentes) comprenait des extraits du film Batismo de sangue, reproduisant la torture de prisonniers sous la dictature militaire brésilienne (1964-1985), et présentait le colonel Brilhante Ustra (1932-2015), reconnu tortionnaire par le Tribunal supérieur de justice, comme « l'idole de Bolsonaro ». La vidéo montrait aussi le vote de Jair Bolsonaro pendant la destitution de Dilma Rousseff (PT), lors duquel le député avait rendu hommage au colonel Ustra.

Le femmes contre Bolsonaro ont manifesté samedi

A Rio le 20 octobre (Agência Brasil)

Dans plusieurs villes brésiliennes, des manifestants se sont rassemblés samedi 20 octobre contre le fascisme et en faveur de la démocratie, des droits de l'homme et de la défense de la liberté d'expression, à l’appel du mouvement des femmes unies contre Bolsonaro. A São Paulo, la manifestation s’est tenue devant le musée d'art de São Paulo (Masp), où des centaines de personnes ont crié « Ele não » (« Pas lui ») et « Ele nunca » (« Jamais lui »). A Rio, elle avait lieu dans le centre-ville, à Cinelândia. Avec des drapeaux de divers partis de gauche, les manifestants scandaient notamment « Notre combat, c'est tous les jours, nous sommes des femmes en démocratie », rapporte Agência Brasil. Dans la capitale fédérale, les manifestants s’étaient donné rendez-vous devant la gare routière. Selon les organisateurs, 10.000 personnes étaient présentes pour clamer des slogans tels que « Ele não » (« Pas lui ») ou « Nous voulons un pays pour tous », « Plus d'amour et moins de haine ».

Les Bolsonaristes ont défilé dimanche

A Brasilia le 21 octobre (Agência Brasil)

Les partisans de Jair Bolsonaro (PSL) ont manifesté dans les grandes villes brésiliennes ce dimanche 21 octobre. Elles ont notamment réuni des milliers de personnes à São Paulo, Rio de Janeiro et Brasilia, sans qu’on connaisse plus précisément l’affluence, faute de chiffres communiqués par les organisateurs et la police militaire. Dans la capitale, les manifestants ont chanté l'hymne national, prié, scandé des slogans et simulé le geste d'une arme à la main, symbole largement utilisé par le candidat à la présidence, rapporte Agência Brasil. A Rio, les manifestants défilaient à Copacabana et s’en prenaient au Parti des travailleurs, accusé de préparer le Brésil à « se transformer en Venezuela ». A São Paulo, la manifestation se tenait sur l’Avenida Paulista, avec des slogans tels que « Bolsonaro le mythe », « PT plus jamais » ou « Mon parti c’est le Brésil ».

Palmeiras toujours leader, Flamengo tout feu tout flamme

Vitinho, l'un des buteurs du Flamengo (Facebook/Flamengo)

Avec sa victoire 4-0 sur le terrain du Paraná, le Flamengo peut se vanter d’avoir la meilleure attaque du championnat brésilien et se présenter en candidat au titre. Les rubro-negros sont 2es, derrière le Palmeiras, vainqueur (2-1) de Ceará. Mais l’Internacional (3e), pourrait reprendre la 2e place lors du dernier match de cette 30e journée ce soir contre Santos (7e). Les autres matchs ont vu Botafogo (13e) s’incliner (0-1) face à Bahia (11e), le Sport Recife (19e) dominer 2-1 le Vasco (14e), Fluminense (9e) battre 1-0 l’Atlético Mineiro (6e), et le Cruzeiro (10e) vaincre 3-0 Chapecoense (18e). Trois matchs nuls ont également été enregistrés lors de cette 30e journée : 1-1 entre l’America (15e) et le Grêmio (5e), 0-0 entre São Paulo (4e) et l’Atlético Paranense (8e), et 2-2 entre Vitoria (16e) et Corinthians (12e).

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