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Total, dernier ministre nommé, Roraima, Carlos Ghosn : ce qu'il faut retenir du week-end - Bom Dia Brésil
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Les récifs du bassin de l'Amazone (Greenpeace)

Total, dernier ministre nommé, Roraima, Carlos Ghosn : ce qu'il faut retenir du week-end

Vous êtes restés loin de l'actualité ce week-end ? Pas de panique, Bom Dia Brésil revient sur les principales informations de ces derniers jours.

Permis d’exploitation pétrolière refusé pour Total à l’embouchure de l’Amazone

L’Institut brésilien de l'environnement et des ressources naturelles (Ibama) a définitivement refusé vendredi au groupe français la possibilité d’installer des forages de pétrole près de l’embouchure de l’Amazone, selon la Folha de S.Paulo. Si la zone pourrait abriter jusqu’à 14 milliards de barils de pétrole, soit plus que le golfe du Mexique, l’Ibama a rendu sa décision au nom de la protection de la biodiversité. Les parcelles avaient été acquises aux enchères en 2013 par Total, mais elles se trouvaient en partie sur un récif corallien.

Ricardo Salles nommé ministre de l’Environnement

Le futur ministre de l'Environnement, Ricardo Salles (Facebook)

Sa nomination était particulièrement attendue. Le 22e et dernier ministère du futur gouvernement Bolsonaro, celui de l’Environnement, a été attribué à Ricardo Salles, a annoncé dimanche le président élu. Avocat et cofondateur de l’ultra-libéral Movimento Endireita Brasil (MEB), Ricardo Salles est un proche de Geraldo Alckmin (Parti de la social-démocratie brésilienne), dont il était le secrétaire à l’Environnement en 2016 et 2017 lorsque le candidat malheureux à la dernière présidentielle était gouverneur de l’Etat de São Paulo. Le futur ministre était candidat du parti Novo aux dernières législatives dans son Etat, mais n’est pas parvenu à se faire élire. Sur l’une de ses affiches de campagne, il promettait la tolérance zéro, illustrée par des balles d’armes à feu, afin de protéger les agriculteurs des criminels, des sangliers ou encore de « la gauche et le MST (Mouvement sans terre, ndr) ».

Michel Temer décrète l'intervention fédérale dans le Roraima

Michel Temer, à droite (Alan Santos/PR)

Le président brésilien a annoncé vendredi que le Roraima passait sous intervention fédérale à partir de ce lundi, selon Agência Brasil. La décision a été prise alors que les agents pénitentiaires et policiers civils de l’Etat du nord du Brésil se sont mis en grève la semaine dernière afin de protester contre le retard de plusieurs mois dans le versement de leur salaire. De leur côté, comme dans l’Espirito Santo début 2017, les policiers militaires, qui n’ont pas le droit de faire grève, ont été « bloqués » dans leurs casernes par leurs épouses. L’intervention fédérale est prévue jusqu’au 31 décembre, jusqu’à la prise de fonction du nouveau gouverneur du Roraima, Antonio Denarium (Parti social libéral), le 1er janvier. Ce dernier a d’ores et déjà demandé à ce que l’intervention soit prolongée jusqu’à la fin du mois de février en ce qui concerne la sécurité dans les prisons. La gouverneure actuelle, Suely Campos (Parti progressiste), est suspendue de ses fonctions au profit de son successeur.

Jair Bolsonaro veut modifier le système électoral brésilien

Jair Bolsonaro (Agência Brasil)

Malgré sa victoire, le président élu a réitéré samedi des critiques à l’encontre du système électoral brésilien, comme il l’a fait durant toute la campagne. « La méfiance vis-à-vis de la possibilité de fraude est dans l’esprit de nombreuses personnes ici au Brésil. Ce n'est pas parce que nous avons gagné que nous devons faire confiance à ce processus de vote. Nous voulons le perfectionner », a-t-il déclaré, cité par Agência Brasil, sans donner plus de détails sur les améliorations qu’il entendait mettre en place. « Ou nous changeons le Brésil maintenant ou le PT (Parti des travailleurs, ndr) revient, avec beaucoup plus de force qu'à la fin du gouvernement de Dilma Rousseff. Il y a une inquiétude de la part de beaucoup de gens et d’autres partis », a-t-il ajouté, précisant que le projet serait voté dès le premier semestre de son mandat.

Enquête sur des transferts financiers suspects d’un ancien chauffeur de Flavio Bolsonaro

Flavio et Jair Bolsonaro le 27 novembre 2018 à Brasilia (Wilson Dias/Agência Brasil)

Première affaire pour la famille Bolsonaro depuis l’élection du père au Planalto. Le Conseil du contrôle des activités financières (Coaf) a détecté des transferts financiers atypiques entre 2016 et 2017, de l’ordre de 1,23 millions de reais, sur le compte de Fabricio Queiroz, un ancien chauffeur du sénateur Flavio Bolsonaro, fils de Jair Bolsonaro, a révélé l’Estadao. Sept anciens assistants parlementaires de Flavio Bolsonaro, député local de l’Etat de Rio de Janeiro entre 2003 et 2018, auraient notamment déposé de l’argent sur ce compte. Pour le Coaf, ces mouvements financiers sont incompatibles avec le revenu de Fabricio Queiroz. De même, ce dernier aurait émis un chèque de 24.000 reais en faveur de Michelle Bolsonaro, épouse de Jair Bolsonaro. Le président élu a expliqué qu’il s’agissait du remboursement d’un prêt – d’un montant total de 40 000 reais - qu’il lui avait accordé en raisons de problèmes financiers et que, ne pouvant se déplacer à la banque, il lui avait demandé de l’adresser à son épouse. Jair Bolsonaro a néanmoins invité l’ancien chauffeur à s’expliquer sur les transferts ciblés par le Coaf. Fabricio Queiroz est présenté comme un ami de la famille par Jair Bolsonaro. Sa femme et ses deux filles ont été également employées par les Bolsonaro, père et fils, à des fonctions d’attachées parlementaires. Cité par G1, Flavio Bolsonaro a indiqué avoir discuté avec son ancien chauffeur, qui lui avait donné, selon lui, des explications plausibles sur ces mouvements financiers, sans donner plus de détails. Fabricio Queiroz, qui nie toute illégalité, devra s’en expliquer devant le Ministère public fédéral.

L’affaire Carlos Ghosn rebondit au Brésil

L'ancien président de Renault, Carlos Ghosn, à Brasilia en 2011 (José Cruz/Agência Brasil)

L’affaire Carlos Ghosn a connu un épisode brésilien ces derniers jours. S’il est emprisonné depuis le 19 novembre dernier à Tokyo, un tribunal brésilien a accordé à l’ancien président de Nissan, d’origine brésilienne, d’avoir accès à un appartement qu’il possède à Copacabana, à Rio. Une décision à laquelle a fait appel la direction du constructeur automobile japonais, selon O Globo. Celle-ci craint que Carlos Ghosn puisse y récupérer des preuves et les dissimuler voire les détruire. En effet, la fin de la période légale de détention de l’ancien président de Renault est pour ce lundi, mais, selon les médias japonais, il devrait être inculpé dans la foulée et rester emprisonné. Carlos Ghosn a été interpellé le mois dernier, soupçonné d’avoir sous-évalué ses revenus durant cinq ans.

Le médium João de Deus de nouveau accusé d’agressions sexuelles

João de Deus en 2006 (Wikipedia)

De nouvelles accusations d’agressions sexuelles ont été émises la semaine dernière à l’encontre du médium João Teixeira de Faria, plus connu sous le surnom de João de Deus. Plusieurs femmes se sont confiées à Globo, témoignant d’attouchements et parfois de viol de la part du guérisseur de 76 ans, qui officie à Abadiânia (Goias). Au total, ce sont une trentaine de femmes qui ont déposé plainte, selon le Ministère public du Goias, cité par G1, qui a ouvert une enquête. Ces actes, niés par João de Deus, auraient eu lieu entre les années 1980 et l’an dernier. Ce n’est pas la première fois que le médium fait face à des accusations d’agressions sexuelles. D’après le Ministère public, il en existe depuis 2010, mais l’homme avait été relaxé lors d’un procès en 2012, faute de preuves.

Une tentative de double braquage fait 14 morts dans le Ceara

La tentative de braquage de deux agences bancaires de Milagres (Ceara) s’est terminée dans un bain de sang vendredi soir, a rapporté G1. Afin de commettre son méfait, le groupe de braqueurs a au préalable pris des automobilistes en otage en bloquant une route à l’aide d’un camion. Deux familles de huit personnes ont été emmenées dans le centre de Milagres où se trouvent les deux agences bancaires. Durant le braquage, deux otages ont été libérés, mais, au cours de l’assaut des forces de l’ordre, les six otages restants, dont cinq personnes de la même famille, ont trouvé la mort ainsi que huit braqueurs, dont cinq sur place. Huit autres membres du groupe, originaires de l’Alagoas et de Bahia, ont été interpellés. D’après G1, les forces de l’ordre savaient que la bande préparait un braquage et sont à la recherche d’autres suspects. Les conditions de décès des otages n’ont pas été détaillées.

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