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62 % des jeunes Brésiliens souhaiteraient s'expatrier (Daniel Camargo/Flickr)

Seleção, expatriation, recyclage : trois chiffres, trois infos

À Bom Dia Brésil, on s’intéresse aux chiffres. Voici ceux qui ont retenu notre attention cette semaine.

Les joueurs alignés face à la Serbie (CBF/Facebook)

2 C'est le nombre de buts que le Brésil a inscrit mercredi face à la Serbie, en dernier match de poule. Deux buts signés Paulinho à la 36e minute, sur une passe de Philippe Coutinho, puis Thiago Silva à la 68e minute sur un corner de Neymar. Agência Brasil rapporte que durant la conférence de presse organisée après la rencontre, l'entraîneur du Brésil, Tite, s'est montré satisfait de la performance de son équipe : « L'équipe a bien progressé au cours des trois dernières rencontres ». « Cette équipe était très attendue, parce qu'elle avait avait réussi à se qualifier très facilement et réalisé de bonnes prestations durant les matchs amicaux. Mais quand elle arrive au Mondial, elle est dans un autre cycle, un nouveau format. Le Mondial a des caractéristiques différentes », a-t-il précisé pour répondre aux critiques que les deux premiers matchs disputés par la Seleção avaient pu soulever. Les Auriverdes, finalement lancés dans ce Mondial, finissent donc premier du groupe E, avec un total de 7 points. La Seleção affrontera le Mexique en huitièmes de finale, lundi 2 juillet à 11h, heure brésilienne.

62 C'est le pourcentage de jeunes Brésiliens de 16 à 24 ans souhaitant quitter leur pays, d'après un sondage réalisé par Datafolha et divulgué par la Folha de S. Paulo. Ce qui représente un total de 19 millions de personnes, soit l'équivalent de la population du Minas Gerais. Si l'on considère l'ensemble de la population de plus de 16 ans, ce sont 43 % des Brésiliens, quelque 70 millions de personnes, qui aimeraient s'expatrier dans un autre pays s'ils le pouvaient. Cette volonté d'expatriation touche 51 % de intégrants des classes A et B, 44 % de la classe C et 30 % des classes D et E. Selon la même source, les destinations les plus prisées sont les Etats-Unis, le Portugal et le Canada. Flavio Comim, professeur d'économie à l'Université Ramon Llull (Barcelona), interrogé par la Folha, voit plusieurs facteurs expliquant ces données. Tout d'abord la grande facilité à déménager de nos jours. Mais surtout une déception face à la situation brésilienne : « Le Brésil de 2010 offrait de belles promesses. La chute n'a été que plus grande quand on a découvert que le pays n'était pas en aussi bon état que ce qu'on disait ». Un facteur confirmé par une deuxième enquête de Datafolha montrant que 32 % des Brésiliens pensent que la situation économique du Brésil ne peut qu'empirer et 46 % d'entre eux estiment que le chômage devrait encore augmenter.

(Juliana Silva/Flickr)

4 C'est le nombre de Brésiliens sur 10 qui ne trient pas leurs déchets, selon une étude menée par Ibope et publiée par G1. Un tiers d'entre eux (28 %) ne fait pas la distinction entre les couleurs des poubelles de tri sélectif. Des résultats peu satisfaisants alors que par ailleurs 88 % de la population estiment qu'il faudrait séparer les déchets pouvant être recyclés et les autres. Enfin, 95 % des Brésiliens pensent que le recyclage est un acte important pour le futur de la planète. Mais l'étude pointe cependant le manque d'information comme une explication du faible taux de tri sélectif réalisé au Brésil : selon le site d'information, 45 % des personnes interrogées avouent ne pas savoir comment faire pour trier leurs déchets et 59 % d'entre eux avouent ne rien savoir du recyclage. L'Institut de recherche économique et appliquée (Ipea) estime que seuls 13 % des déchets solides sont recyclés au Brésil, alors que 30 à 40 % de ces déchets pourraient l'être.

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