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Qui sont les candidat(e)s pour les postes de gouverneurs des Etats brésiliens ? - Bom Dia Brésil
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Le palais Bandeirantes, siège du gouvernement de São Paulo (Wikipedia)

Qui sont les candidat(e)s pour les postes de gouverneurs des Etats brésiliens ?

Si la présidentielle prédomine parmi les élections générales qui se dérouleront les 7 et 28 octobre prochains, le Brésil est un Etat fédéral et le scrutin concernant les gouverneurs des 26 Etats et du District fédéral revêt également une importance toute particulière. Bom Dia Brésil vous présente ainsi les trois principaux candidats en lice pour les Etats de Rio de Janeiro et de Sao Paulo, ainsi qu'une brève présentation des candidats des autres Etats clés.

São Paulo

Paulo Antonio Skaf (MDB), l’industriel

(Luanna Queiroz/Wikipedia)

Fils d’un industriel dans le domaine textile, Paulo Antonio Skaf a très jeune commencé à travailler auprès de son père d'origine libanaise, avant de s’émanciper et d’être à la tête de sa propre entreprise textile, puis de s’orienter vers l’immobilier. En 2004, il est élu à la tête de la Fédération des industries de São Paulo (Fiesp).

C’est la troisième fois que Paulo Antonio Skaf, 63 ans, se lance dans la course au poste de gouverneur de l’Etat de São Paulo, après avoir disputé l’élection en 2010 pour le Parti socialiste brésilien (PSB), puis en 2014 pour le Mouvement démocratique brésilien (MDB). Il avait alors fini deuxième, derrière Geraldo Alckmin. C’est sous la bannière du même parti qu’il tente de nouveau sa chance cette année. Crédité de 24 % d’intentions de vote dans le dernier sondage Ibope divulgué cette semaine, il est pour l’instant en tête, devançant d’une courte tête João Doria. S’il est élu, il promet de travailler prioritairement sur la question de la sécurité et de l’éducation, en s’inspirant des modèles de réussite du Service social de l’industrie (Sesi).

João Doria (PSDB), l’entrepreneur

(Wilson Dias/Agência Brasil)

Depuis 24 ans, le poste de gouverneur de l’Etat de São Paulo est aux mains du Parti de la sociale-démocratie brésilienne (PSDB), le dernier en date étant Geraldo Alckmin, qui dispute la campagne présidentielle. Le PSDB a donc désigné João Doria, 61 ans, pour tenter de conserver l’Etat sous son giron.

Doria, homme d’affaire millionnaire, s’est récemment lancé en politique. Il a d’ailleurs bâti toute sa campagne électorale pour les municipales de São Paulo en 2016 autour de l’idée qu’il était un gestionnaire avant d’être un homme politique. Une technique qui avait été payante, puisqu’il avait été élu dès le premier tour, battant largement le maire sortant Fernando Haddad (PT). Son début de mandat a toutefois été marqué par quelques polémiques (politique anti-graffiti, croquettes pour les pauvres). Et au bout de seulement 15 mois, il a abandonné son siège de maire au profit de Mario Covas, afin de devenir gouverneur. Cette conquête sera probablement moins aisée que celle des municipales de 2016, de nombreux Paulistains lui tenant notamment rigueur de sa désertion aussi rapide. Il est actuellement en seconde position selon le sondage Ibope de début septembre, avec 23 % d’intentions de vote. S’il est élu, il souhaite moderniser les moyens de gestion de la ville et nouer plus de partenariats avec le privé, des idées clés déjà de son programme pour les municipales.

Márcio França (PSB), le méconnu

(Estado de São Paulo/Flickr)

Entré en politique en 1988, Márcio França a toujours été affilié au Parti socialiste brésilien (PSB). Formé en droit à l’université catholique de Santos, il a commencé sa carrière en tant qu’huissier de justice. Il est ensuite devenu conseiller municipal, puis a été maire à deux reprises de São Vicente (de 1997 à 2004), commune la plus pauvre de la Baixada Santista. En 2006, il est élu député fédéral. Grâce à l’alliance conclue entre le PSB et le PSDB en 2014, il est élu vice-gouverneur de l’Etat de São Paulo, auprès de Geraldo Alckmin. Ce dernier ayant décidé de se présenter aux élections présidentielles, Márcio França l’a donc remplacé au poste de gouverneur ces derniers mois.

Sa quête de réélection semble toutefois contrariée par la rivalité l’ayant opposé à Doria, choisi comme candidat par le PSDB. Alckmin quant à lui n’a pas souhaité trancher en apportant son soutien à l'un des deux. Son grand défi est également de se faire mieux connaître, car s’il jouit d’une grande popularité dans la Baixada Santista, il est moins connu des autres Paulistes. Il est pour l’instant crédité de 9 % d’intentions de vote. Son programme met l’accent sur la sécurité, et la jeunesse, qu’il souhaite tenir éloignée de la criminalité en implantant des programmes déjà testés sur la commune de São Vicente.

Les autres candidats sont Luiz Marinho (PT, 8 %), le Major Costa e Silva (DC, 2 %), Professora Lisete (Psol, 2 %), Marcelo Candido (PDT, 1 %), Professor Claudio Fernando (PMN, 1 %), Rodrigo Tavares (PRTB, 1 %), Toninho Ferreira (PSTU, 1 %) et Rogerio Chequer (Novo, 1 %).


Rio de Janeiro

Eduardo Paes (DEM), le gestionnaire

L'ancien maire de Rio, Eduardo Paes (Tânia Rêgo/Agência Brasil)

Après une année sabbatique aux Etats-Unis, le prédécesseur de Marcelo Crivella à la mairie de Rio (2009-2017) est de retour aux affaires. Ayant quitté le Mouvement démocratique brésilien (MDB) dont la réputation a été considérablement ternie par la corruption dans l’Etat de Rio de Janeiro, Eduardo Paes, 48 ans, s’est encarté chez les Démocrates pour franchir une étape dans sa carrière politique – on lui prête une ambition présidentielle.

Malgré les affaires, qui l’ont plus ou moins touché lui aussi, l’ex-prefeito a laissé à Rio l’image d’un habile gestionnaire qui a su accueillir la Coupe du monde puis les Jeux olympiques avec succès. S’il est élu gouverneur, Eduardo Paes entend avant tout redresser les finances de l’Etat et compte sur la poursuite de l’intervention fédérale en matière de sécurité.

Romario (Podemos), l’opportuniste

Le candidat Podemos pour le poste de gouverneur de l'Etat de Rio de Janeiro Romario (Marcelo Camargo/Agência Brasil)

On ne présente plus le champion du monde 1994, qui a raccroché les crampons pour se lancer en politique en 2009 sous la bannière du Parti socialiste brésilien (PSB). Jouant de sa popularité auprès du grand public, notamment les milieux les plus modestes, l’ancien footballeur de 52 ans a été élu successivement député fédéral puis sénateur – fonction qu’il occupe encore actuellement.

C’est sous la bannière de Podemos, le parti d’Alvaro Dias rejoint en 2017, qu’il brigue le poste de gouverneur de son Etat de naissance, soutenu notamment par Neymar. Peu à l’aise sur les sujets techniques, il prétend ainsi faire appel à de « grands professionnels » pour reprendre en main l’éducation et la santé. Mais sa priorité est la sécurité pour laquelle il entend mettre un terme à l’intervention fédérale.

Anthony Garotinho (PRP), le condamné

Le candidat PRP au poste de gouverneur de l'Etat de Rio de Janeiro Anthony Garotinho (Agência Brasil)

C’est le seul candidat à avoir déjà été, entre autres, gouverneur de l’Etat de Rio de Janeiro (1999-2002) avant de laisser le fauteuil à sa propre épouse. Passé par plusieurs partis dont le Parti des travailleurs (PT) et aujourd’hui le PRP (Parti républicain progressiste), Anthony Garotinho, 58 ans, est également le seul à avoir été condamné à plusieurs reprises par la justice et dont la candidature est d’ailleurs suspendue à des décisions judiciaires.

Actuellement en liberté grâce à un habeas corpus – il était encore en prison il y a moins d’un an -, il a été condamné dans deux affaires pour fraude électorale et ce mois-ci en appel pour association de malfaiteurs. En vertu de la loi de la ficha limpa, sa candidature pourrait être invalidée par le Tribunal supérieur électoral. S’il parvient à passer entre les mailles du filet, ses priorités sont la santé, l’éducation et la sécurité.

Les autres candidats, qui sont crédités de moins de 5 % dans les sondages, sont Tarcisio Motta (Psol), Indio da Costa (PSD), Pedro Fernandes (PDT), Marcelo Trindade (Novo), Marcia Tiburi (PT), André Monteiro (PRTB), Dayse Oliveira (PSTU), Wilson Witzel (PSC) et Luis Eugênio Honorato (PCO).


Quelles sont les forces en présence dans les autres Etats brésiliens ? Bom Dia Brésil fait le point sur les plus grands d'entre eux (le Brésil compte 26 Etats et 1 District fédéral) ou ceux dont les enjeux électoraux les font sortir du lot. Tour d'horizon.

Dans le Sud-Est, le Sud et le Centre-Ouest

District Fédéral : Rollemberg (PSB) en difficulté

Gouverneur du District Fédéral de Brasilia depuis 2014, Rodrigo Rollemberg, du Parti socialiste brésilien (PSB) aura la tâche ardue pour conserver son poste. Selon une enquête Ibope publiée fin août, il n’arrive qu’en 2e position (avec 12 % des intentions de vote), derrière Eliana Pedrosa (Pros, 14 %). Alberto Fraga (DEM, 10%) et Rogério Rosso (PSD, 8%) ne sont pas loin. Selon l’Ibope, l’action de Rodrigo Rollemberg comme gouverneur est désapprouvée par 63 % de ses électeurs.

Minas Gerais : Pimentel (PT) mal parti

Fernando Pimentel (Agência Brasil)

Ministre du Développement, de l’Industrie et du Commerce extérieur dans le gouvernement de Dilma Rousseff jusqu’à février 2014, Fernando Pimentel (PT) était devenu gouverneur du Minas Gerais après avoir remporté l’élection d’octobre 2014 dès le premier tour, avec 52,98 % des voix. La pente est partie pour être plus raide cette année. Le sénateur et ancien gouverneur Antonio Anastasia (PSDB) est en tête des intentions de vote, avec 33 % selon le Datafolha publié ce jeudi 20 septembre, devant Flavio Pimentel avec 23 %. Ce dernier est le candidat au plus fort taux de rejet (38 % des électeurs ne voteraient pour lui en aucun cas), et il s’inclinerait au second tour face à Anastasia (26 % contre 38%).

Paraná : Ratinho Junior (PSD) a de la marge

En avril dernier, le gouverneur du Paraná Beto Richa laissait son poste à Cida Borghetti (PP) pour briguer un siège de sénateur. Cette dernière fait campagne pour rester gouverneure, mais sa proximité avec Richa (poursuivi dans le cadre de l’opération Lava Jato et un temps incarcéré) pourrait jouer en sa défaveur. Dans un sondage Ibope réalisé fin août, elle apparaît en 2e position (15 %), loin derrière Ratinho Junior (PSD, 33%), qui à 37 ans affiche une carrière politique comme on n’en voit qu’au Brésil : depuis 2002, il a déjà été membre du Parti socialiste brésilien (PSB), du Parti populaire socialiste (PPS), du Parti social chrétien (PSC) et maintenant du Parti social démocratique (PSD).

Rio Grande do Sul : un duel Sartori (MDB) - Leite (PSDB)

Ivo Sartori (Agência Brasil)

Gouverneur du Rio Grande do Sul depuis 2014, l’ancien professeur de philosophie José Ivo Sartori (MDB) n’aura pas les choses faciles face à son concurrent le plus direct, Eduardo Leite. Ancien maire de Pelotas, Leite, 33 ans, avait un temps envisagé d’être candidat comme vice-gouverneur avec Sartori. Selon une enquête Ibope publiée le 13 septembre, ce dernier est en tête des intentions de vote (29%), mais Leite n’est pas loin (25%). Et les simulations de second tour donneraient Leite vainqueur avec un point d’avance (38 % contre 37 %).

Santa Catarina : Décio Lima (PT) en tête mais beaucoup d'indécis

Dans l’État de Santa Catarina, où le gouverneur Eduardo Pinho Moreira (MDB) ne se représente pas, la politique n’est pas à l’abri d’un paradoxe. Alors que c’était l’un des rares Etats où Jair Bolsonaro (PSL) obtenait un meilleur score que Lula (PT) dans les sondages (avant que la candidature de l’ancien président soit rejetée), pour l’élection du nouveau gouverneur, celui qui arrive en tête des sondages est… le candidat du PT, Décio Lima (16%). Il devance Mauro Mariani (MDB, 11%) et Gelson Merisio (PSD, 6%). Reste que rien n’est joué : dans l’enquête Ibope d’août dernier dont sont tirées ces intentions de vote, 34 % des sondés voteraient blanc ou nul et 23 % ne sauraient pas pour qui voter.

Dans le Nord et le Nord-Est

Renan Filho (Agência Brasil)

Alagoas : un boulevard pour Renan Filho (MDB)

Dans l’Alagoas, Renan Filho (MDB), fils du sénateur Renan Calheiros (en campagne pour un siège de sénateur dans le même Etat), a de fortes chances d’être réélu. Le fait d’avoir comme principal adversaire l’ancien président de la République Fernando Collor (PTC) ajoutait un peu de piment à cette élection, mais ce dernier a annoncé le 14 septembre qu’il renonçait à se présenter, faute d’unité autour de sa candidature. Selon un sondage réalisé dans l’État par l’Ibope au mois d’août, Renan Filho était en tête avec 46 % des intentions de vote.

Amazonas : Amazonino Mendes (PDT) confirmé ?

Amazonino Mendes (PDT), qui avait gagné les élections spéciales organisées en 2017 après l’impeachment du gouverneur José Melo, fait la course en tête dans les sondages : il recueillait 30 % des intentions de vote selon l’Ibope publié le 17 septembre, devant Wilson Lima (PS, 23%), David Almeida (PSB, 20%) et Omar Aziz (PSD, 14%). Amazonino Mendes a déjà été gouverneur de l’Amazonas de 1987 à 1990 et de 1995 à 2003.

Rui Costa (Agência Brasil)

Bahia : Rui Costa (PT) sûr de sa force

Gouverneur de Bahia depuis 2014, Rui Costa (PT) semble avoir un boulevard devant lui. Selon un sondage réalisé mi-septembre par l’Ibope, il est crédité de 60 % des intentions de vote et pourrait être élu directement au premier tour. Son principal adversaire, José Ronaldo (Dem), n’obtient que 7 % des intentions de vote.

Ceará : imperdable pour Camilo Santa (PT)

Il n’y a pas trop de suspense non plus au Ceará . Gouverneur de l’État depuis 2014, Camilo Santana (PT) caracole en tête des sondages, avec 64 % des intentions de vote selon l’Ibope réalisé en août. Son adversaire le plus proche, General Teophilo, est à 4 %.

Maranhão : avantage Dino (PCdoB) contre Sarney (MDB)

Roseana Sarney (MDB) aimerait relancer la dynastie Sarney et reconquérir le Maranhão, mais l’actuel gouverneur Flavio Dino, ancien juge fédéral affilié au Parti communiste du Brésil, arrive en tête des sondages, avec 43 % des intentions de vote. Roseana Sarney suit avec 34 %.

Pernambouc : un duel Câmara (PSB) - Monteiro (PTB)

La course est serrée dans le Pernambouc. L’actuel gouverneur Paulo Câmara (PSB) avait été le gouverneur le mieux élu du Brésil en 2014, avec 68 % des voix. Il est en tête (35%) selon le Datafolha publié ce jeudi 20 septembre, mais le sénateur Armando Monteiro (PTB) n’est pas loin (31%), et au second tour Câmara n’a que trois points d’avance dans les intentions de vote (42 % contre 39 % pour Monteiro).

Piaui : Wellington Dias (PT) dans un fauteuil ?

Wellington Dias (PT), gouverneur du Piaui de 2002 à 2010 puis de 2014 à aujourd’hui, a de fortes chances d’être réélu pour un quatrième mandat. Selon un sondage Ibope réalisé au mois d’août, il enregistre 47 % des intentions de vote, alors que son premier poursuivant, José Pessoa Leal, plus connu sous le nom de Dr Pessoa (Solidariedade), n’émarge qu’à 13 %.

Suely Campos (Beto Barata/PR)

Roraima : Anchieta Júnior (PSDB) en tête d'une élection dominée par la crise des réfugiés vénézuéliens

Dans le Roraima, la crise des réfugiés vénézuéliens est le thème central d’une campagne où les principaux candidats partagent une ligne dure sur ce dossier. Elue en 2014 avec 54,85 % des voix, la gouverneure Suely Ramos, qui a demandé à plusieurs reprises la fermeture de la frontière avec le Venezuela, pourrait payer le prix de cette crise. Selon une enquête Ibope publiée le 17 septembre, elle n’arrive qu’en 3e position avec 9 % des intentions de vote, loin derrière l’ancien gouverneur José de Anchieta Júnior (PSDB, 41%). Un candidat bolsonariste, Antônio Denarium (PSL, 29 %) s’intercale en 2e position.

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