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Ça fait du ramdam : avec le mot-dièse « Et l'Amazonie ? », les Brésiliens pleurent les ravages des incendies - Bom Dia Brésil
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(Araquem Aclântara/Facebook)

Ça fait du ramdam : avec le mot-dièse « Et l'Amazonie ? », les Brésiliens pleurent les ravages des incendies

Mauvaise surprise lundi après-midi pour les Paulistes. Aux alentours de 15h, ils ont eu l'impression que le jour était devenu nuit. En effet, sur les nombreuses photos et vidéos partagées par les internautes, on découvre des images aux allures apocalyptiques.

Parmi les explications, celles d'ordre climatique tout d'abord. Selon G1 et Folha de S. Paulo notamment, l'arrivée d'un front froid, confrontée à un front plus chaud, aurait produit une forte masse nuageuse, dans laquelle se serait retrouvée engloutie la ville de São Paulo. Les journaux font même une comparaison pour mieux expliquer le phénomène : la capitale pauliste se serait trouvée dans la même situation qu'un avion traversant un gros nuage.

Front froid et incendies monstres

Mais a également été mis en avant un autre facteur expliquant le phénomène, cette fois-ci d'ordre environnemental. En effet, l'obscurité serait également le résultat de l'arrivée de la dispersion de la fumée des nombreux feux provoqués en dans les région amazonienne et du Pantanal. Plus précisément dans les Etats de l'Acre, du Rondônia, du Mato Grosso do Norte et do Sul, mais aussi de feux provenant de Bolivie et du Paraguay, selon Helena Balbino, de l'Institut national de météorologie (Inmet).

Le phénomène a ainsi permis de mettre sur la place publique le fait que que près de 20.000 hectares de forêt seraient partis en flammes en à peine deux semaines, d'après Exame. Le quotidien économique cite par ailleurs des données de l'Institut national des recherches spéciales (Inpe) montrant que le nombre d'incendies de forêt a augmenté de 82 % entre janvier et août 2019 par rapport à la même période de l'année précédente. En 2019, 71.497 feux ont déjà été comptabilisés, contre 39.194 pour les huit premiers mois de 2018. Soit la pire onde d'incendies en 7 ans. L'Amazonie est la plus touchée, représentant 51,9 % des cas, devant le Cerrado (30,7 %).

Divulguer l'information

Des images et des chiffres chocs qui ont vivement ému nombre de Brésiliens. Ainsi, la tendance de lundi sur les réseaux sociaux #diaviranoite (le jour devient nuit) a donné naissance à l'autre mot clé #EaAmazônia (#EtlAmazonie), les internautes souhaitant divulguer la situation dramatique de l'Amazonie. C'est notamment le cas du photographe brésilien Araquem Alcântara, spécialiste de la nature brésilienne.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Amazônia. Sem palavras

Une publication partagée par Araquém Alcântara (@araquemoficial) le

« Amazonie. Sans mots »

« Cette image est si forte, qu'il n'y a même pas besoin de dire quoi que ce soit ! Et l'Amazonie ? #Priezpourl'Amazonie »

Pour d'autres, le message a pris des allures plus politiques, attaquant l'action du gouvernement de Jair Bolsonaro.

« Et l'Amazonie ? L'Amazonie est en train de brûler, le gouvernement ne fait rien, et nous en ressentons les conséquences, lamentable »

« Et l'Amazonie qui prend feu et appelle au secours, et ni les médias, ni ce sale gouvernement n'en parlent. C'est drôle que l'Amazonie se porte si bien que le gouvernement puisse avoir les moyens de refuser les millions proposés par les gouvernements européens qui pourraient servir à combattre ces incendies. »

Critiquer le gouvernement

Le gouvernement a en effet été vivement remis en question, pour avoir réduit drastiquement les moyens financiers dans le domaine de l'environnement. Exame rappelle même que le gouvernement fédéral avait « bloqué 38,4 % du budget prévu pour la prévention et le contrôle des incendies de forêt, soit un montant équivalent à 17,5 millions de reais ». Par ailleurs, la Folha de S. Paulo rappelle que les incendies ont été en partie déclenchés de manière concertée par des fermiers, notamment dans le Pará, à l'occasion du « jour du feu ». Se sentant « soutenus par les mots du président », ils ont décidé de lui montrer ainsi leur « volonté de travailler ». Quitte à détruire l'une des plus grandes réserves naturelles au monde.

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