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Doria veut faire le ménage dans la gestion des joyaux de São Paulo - Bom Dia Brésil
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Le stade de Pacaembu (Luiz Mauro/Flickr).

Doria veut faire le ménage dans la gestion des joyaux de São Paulo

La privatisation, une priorité pour João Doria, le maire de São Paulo (Ph. Agência Brasil/CC/Rovena Rosa)

João Doria, nouveau maire du Partido da Social Democracia Brasileira (PSDB) à la tête de São Paulo depuis début janvier 2017, ne s’en est jamais caché : plus qu’un homme politique traditionnel, il veut se montrer sous le jour d’un gestionnaire. Le 31 août dernier, son conseil municipal a voté en faveur de la concession du stade de Pacaembu pour 35 ans. Le projet a reçu 42 votes favorables et 12 contre provenant des conseillers municipaux du PT et du PSOL. Une victoire pour Doria : depuis le début de son mandat, le maire a annoncé dans de multiples interviews qu’une vague de privatisations - la plus importante pour une ville brésilienne - et de partenariats concernant des biens publics serait lancée afin d’alléger les coûts de manutention pour la municipalité.

Parmi les 55 entités concernées par ce Plan Municipal de Désengagement de l’état (PMD) : des parcs municipaux - notamment le plus grand de la ville, Ibirapuera - et places publiques, des cimetières, les terminaux de bus, le système des titres de transport, les marchés municipaux, le Complexe d’Anhembi, l’autodrome d’Interlagos, des habitations sociales, et donc le stade de Pacaembu.

Trois modes de fonctionnement sont envisagés : la concession, qui est un transfert temporaire d’un bien public ; la privatisation, qui consiste en la vente d’organismes ou d’entreprises d’état ; des partenariats public-privé (PPP), où la municipalité fait appel à des prestataires privés prenant à leur charge les coûts de financement et d’entretien de biens publics.

Investir dans des domaines prioritaires

Dans une interview accordée à la revue Epoca, William Poit, nommé Secrétaire municipal au désengagement de l’Etat et aux partenariats, explique le bien-fondé de la politique souhaitée par Doria : « C’est une honte de voir la longueur des files d’attente pour accéder aux services de santé, le manque de crèches et d’écoles, alors que d’un autre côté le gouvernement possède des entreprises d’événementiel, un autodrome, un stade de football, des services funéraires. Presque tous ces services sont en déficit et emploient trop de fonctionnaires. L’Etat peut devenir plus efficace en concentrant son énergie sur des services fondamentaux pour la population. » L’argument de l’efficacité a largement été repris par Doria au cours de son opération séduction pour convaincre les Paulistes de l’urgence de la mise en place de ce PMD.

La municipalité estime que grâce à cette démarche, sept milliards de reais pourraient être économisés et investis dans des domaines prioritaires tels que l’éducation, la santé, la mobilité urbaine et la sécurité. En priorité, la ville souhaite s’occuper des concessions des parcs, de Pacaembu - qui coûte quelques neuf millions de reais annuels pour son entretien - ainsi que des cimetières.

Une opération qui n’est pas du goût de tous

Les organisations Minha Sampa et Rede Nossa São Paulo ont lancé une plateforme proposant une pétition visant à consulter la population. Ils estiment notamment, d’après leur site Internet, que la vente d’Interlagos et d’Anhembi n’apporterait rien de bon pour la ville, dans la mesure où ces deux lieux constituent un « patrimoine lucratif » - sans toutefois citer de chiffres à l’appui de cet argument.

Plusieurs manifestations ont également été organisées, notamment devant la résidence du maire où nombreuses étaient les pancartes « São Paulo n’est pas à vendre », ainsi qu’au Conseil Municipal, où quelques 70 personnes ont occupé l’espace durant deux jours. Quelques conseillers municipaux ont eux-mêmes soulevé certains doutes. En juin dernier, ces derniers avaient refusé l’idée de voter pour d’importants lots de biens et avait exigé, notamment suite au travail insistant des conseillères Patricia Bezerra (PSDB) et Sâmia Bonfim (PSOL - Partido Socialismo e Liberdade) que divers votes soient organisés afin que le cas par cas puisse être soigneusement étudié, au lieu de rester sur  « des plans trop vagues  ».

A Pacaembu aussi, certaines voix s'élèvent. L’association de riverains Viva Pacaembu s’alarme sur sa page Internet du projet de mise en concession du stade. Il prévoit notamment l’organisation de spectacles et de concerts, mettant ainsi à mal la circulation dans le quartier, ainsi que la tranquillité des riverains, le stade étant situé au creux d’une vallée et les sons résonnant assez loin. Reste désormais à découvrir qui seront les entreprises intéressées par ces différents projets.

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