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J’ai testé… l’ascension du Corcovado à pied - Bom Dia Brésil
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Le Christ Rédempteur de Rio de dos (L.ROSA/BOM DIA BRESIL)

J’ai testé… l’ascension du Corcovado à pied

« Si tu vas à Rio, n’oublie pas de monter là-haut… » Vous connaissez la rengaine, moi aussi, et, pour changer, j’ai décidé d’atteindre le Christ Rédempteur à pied. De loin le moyen le plus économique – entre 65 et 79 reais selon la saison par le train, entre 63 et 77 reais selon la saison par van au départ de Largo do Machado ou Copacabana -, mais aussi le plus physique.

Si l’on aborde le Corcovado de côté puis par l’arrière et – heureusement - non de face, une condition physique de bonne facture est recommandée pour ne pas terminer la langue par terre et le dos en miettes comme l’un de mes compagnons de cordée.

Départ du parc Lage

Sur le chemin du Christ Rédempteur (C.CHAUVEL/BOM DIA BRESIL)

Le point de départ de la randonnée pour le Christ Rédempteur se situe au fond du fabuleux parc Lage – ouvert à 8h -, bien à droite. Il est marqué par une cabane de gentils garde-forestiers qui prennent nos coordonnées et nous donnent les consignes basiques pour ne pas nous perdre en chemin. Ce dernier est néanmoins très bien balisé.

Le fait qu’ils soient armés rassure un peu, mais on n’en verra plus aucun sur le chemin. Il faut dire que ces derniers mois, la randonnée avait bien mauvaise réputation en raison de plusieurs braquages de touristes dont un groupe de quarante personnes début janvier. Alors, sans être alarmiste non plus, il est plus prudent de prendre le strict nécessaire : de l’eau (le plus important), un peu d’argent si vous voulez entrer sur le site du Christ Rédempteur et/ou redescendre sans refaire la randonnée et un téléphone (si vous avez un vieux modèle qui traîne à la maison).

Au moins deux heures de randonnée

Au coeur de la forêt de Tijuca (C.CHAUVEL/BOM DIA BRESIL)

C’est ensuite parti pour 2,3 kilomètres de montée constante pour atteindre le Corcovado et ses 704 mètres d’altitude. Si vous êtes sportifs et grimpez au petit trot comme ces deux gaillards torse nu qui viennent de nous dépasser, vous en aurez pour environ deux heures. En faisant quelques pauses fraîcheur, photos et attente de vos compagnons qui traînent à l’arrière, comptez plutôt 2h30 minimum.

Durant le premier gros tiers de la randonnée, cela monte progressivement mais tranquillement, d’où un rythme déjà un peu rapide imposé par mes deux collègues brésiliens. Ils le regretteront, pas moi, footballeur du dimanche que je suis. Nous sommes immédiatement au cœur de la forêt de Tijuca et les bruits de la ville sont déjà du passé. Place à ceux des insectes, des oiseaux, des singes – qu’on ne verra pas, mais c’est plutôt rare justement de ne pas en croiser un, peut-être ne sont-ils pas du matin… Malgré le soleil qui tape, nous sommes à l’ombre et la température est agréable.

Trois mini-cascades

L'une des trois cascades de la randonnée du Corcovado (C.CHAUVEL/BOM DIA BRESIL)

Le garde-forestier nous avait prévenus : « Vous traverserez trois cascades… » Je m’imaginais déjà les chutes d’Iguaçu en trois exemplaires et prendre une douche bien fraîche sous chacune. Peine perdue, ce ne sont que trois filets d’eau, parfois tellement proches de la roche qu’il est à peine possible de s’y mouiller les mains. Le rafraîchissement attendra le retour à la maison.

La fin de la première partie s’achève sur une zone quelque peu plane où une sorte de point de vue a été aménagé. D’un côté, le cœur vert de la forêt de Tijuca, pas un seul bâtiment en vue alors que l’on est bien toujours au cœur de Rio, de l’autre… les arbres, à travers lesquels on devine depuis le début de l’ascension la Lagoa et la plage d’Ipanema.

Un peu d’escalade

La roche à escalader sur le chemin du Christ Rédempteur (C.CHAUVEL/BOM DIA BRESIL)

Pour avoir notre premier horizon dégagé, il va falloir grimper encore un peu plus et il va surtout falloir le mériter. La deuxième partie est la plus difficile : elle consiste d’abord en une pente raide que l’on franchit à l’aide d’un escalier naturel fait de racines d’arbres, mais aux marches bien hautes, avant de faire face à une roche bien costaud sur laquelle a été fixée une chaîne – mais l’on optera pour la seule échelle de fer qui permet de poser ses pieds, mais aussi ses mains. Une fois l’obstacle franchi, à vous un premier petit bout de Rio vu d’en haut avec la Lagoa, l’hippodrome, Leblon et les Dois Irmãos.

Mais il nous tarde déjà d’arriver sous les bras accueillants de JC. La suite est plus aisée, douce montée puis nous entendons un vrombissement. Il s’agit de celui du train du Corcovado dont notre chemin de randonnée croise la voie. Un petit coucou aux touristes entassés qui regardent nos visages fatigués et en sueur avec un air attendri. Mais nous, nous n’avons rien payé ! Pour l’instant.

Gare aux vans

Le train du Corcovado (C.CHAUVEL/BOM DIA BRESIL)

La voie franchie, encore un petit passage forestier avant qu’un autre vrombissement nous surprenne. C’est cette fois celui des vans qui foncent à toute vitesse dans les courbes qui mènent au Christ Rédempteur, en montée comme en descente. La dernière partie, la moins agréable, s’annonce. C’est bien via la route que nous arriverons « là-haut ». Elle offre bien quelques points de vue inédits, mais sans trottoir aménagé, il faut bien se coller sur le bas-côté pour éviter de se faire happer par un van.

Peu à peu le dos du Christ apparaît alors et nous voici enfin à l’entrée du site. Le hic, c’est que le géant de Nazareth est charitable, mais il n’est donc pas gratuit, même lorsque l’on a pris la peine de monter le voir à pied. De l’ordre d’une vingtaine de reais tout de même pour le voir de face et la vue qu’il contemple depuis 1931. Déjà fait donc nous passerons notre tour. L’autre question cruciale vient rapidement : et maintenant, on descend comment ?

Peu de solutions de descente

La vue de Rio depuis le centre de visiteurs de Paineiras (L.ROSA/BOM DIA BRESIL)

Il n’y a que peu de solutions. Evidemment, il est possible de reprendre le même chemin à pied et votre voyage sans frais sera assuré. Les vans ne prennent aucun passager juste pour descendre. Reste alors le train, à 25 reais. Ayant laissé nos cartes à la maison et à court d’espèces, nous tentons une autre voie, celle de redescendre la route à pied jusqu’au centre de visiteurs de Paineiras. C’est le point le plus haut auquel peuvent monter tous les autres véhicules en dehors des vans. De là, il est alors possible de redescendre vers Cosme Velho en taxi ou Uber par exemple.

Il faut une grosse demi-heure de marche sur l’asphalte, tout en descente, pour atteindre Paineiras et encore une fois en évitant les vans fonceurs. Mais le centre de visiteurs, rénové et rouvert à l’occasion des jeux Olympiques de 2016, vaut le coup d’œil avec son musée sur la forêt de Tijuca, une grande boutique de souvenirs et une grande aire de restauration avec une fort belle vue. Esquinté, je suis néanmoins fier de la mission accomplie et je fredonne pour moi-même les paroles de « Si tu vas à Rio ». Qui parlent en réalité de Madureira.

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