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Trois questions à Camille Espagne, de la délégation brésilienne des Gay Games 2018 - Bom Dia Brésil
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Une partie de l'équipe d'Espirito Brasil avec Camille Espagne à droite (Espirito Brasil/Facebook)

Trois questions à Camille Espagne, de la délégation brésilienne des Gay Games 2018

A moins de trois mois de l’ouverture de la 10e édition des Gay Games (ou Mondiaux de la diversité) à Paris, la délégation brésilienne menée notamment par Camille Espagne travaille d’arrache-pied pour réunir le plus d’athlètes possibles, issus de toutes les diversités. Mais pour cela, il faut des fonds. Bom Dia Brésil fait le point avec la Française sur ses besoins et ses actions à l’occasion du lancement de la cachaça officielle Espirito Brasil ce jeudi soir à Rio.

Plus de six mois après sa création, où en est la délégation « Espirito Brasil » ?

Nous en sommes à 45 athlètes inscrits et nous avons une trentaine de projets sociaux et donc d’athlètes supplémentaires en attente de partenaires. Si cela fonctionne, nous devrions réussir à atteindre l’objectif de 100 athlètes participant aux Gay Games. Nous avons une dizaine de disciplines représentées dont, en majorité, le football, le volley et l’athlétisme, mais nous avons aussi des coureurs de fond, deux escrimeurs, un nageur, un cycliste… Au sein des projets sociaux, nous avons des athlètes de badminton, tennis de table, gymnastique ou encore de football féminin. Si nous trouvons des partenaires pour ces derniers, nous aurons une délégation représentant toute la diversité du Brésil (avec notamment des athlètes handisport en tennis de table et football féminin) et avec un taux d’athlètes féminines au-dessus du quota des 30 % souhaités par Paris 2018.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez pour étoffer la délégation ?

Les joueurs de football de la délégation brésilienne des Gay Games 2018 (Espirito Brasil/Facebook)

A l’heure actuelle, nous avons besoin d’au moins 350.000 reais afin de financer aussi bien l’acheminement des athlètes sur place et leur séjour que les uniformes de la délégation notamment, sachant qu’il faut environ 12 500 reais par athlète. Or il est difficile de trouver des partenaires. Je suis à la fois très surprise et déçue par les discours des entreprises brésiliennes et internationales. J’ai assisté à beaucoup de forums, colloques et autres conférences sur la diversité où des dizaines de grandes entreprises sont signataires d’une charte sur l’intégration notamment des personnes LGBT, témoignant de la richesse qu’elles leur apportent. Certaines, comme AccorHotels ou Skol par exemple, ont un programme extraordinaire pour la diversité et on leur présente un projet intéressant, avec une visibilité réelle sur le terrain, avec la possibilité de faire participer leurs propres employés, mais il n’y a aucun réel engagement. Beaucoup découvrent l’événement et les Gay Games sont encore très marqués « gay », ce qui semble les déranger alors qu’ils auront lieu à Paris, prochain hôte des jeux Olympiques, et que cela devrait leur donner une envie encore plus forte de participer. En France, l’événement est sponsorisé par de grandes entreprises. Alors pourquoi les entreprises au Brésil signent des chartes, mais ne vont pas plus loin ? Au sein de la communauté sportive en revanche, aujourd’hui, beaucoup de monde connaît l’événement, qui prend de l’ampleur. Et ce ne sera pas une opportunité unique puisque nous voulons organiser des Gay Games nationaux afin d’emmener une nouvelle délégation à la prochaine édition de Hong Kong, en 2022, et nous envisageons l’organisation de l’édition 2026 au Brésil. La délégation « Espirito Brasil » est donc un mouvement sur le long terme afin de détecter les talents et leur donner de la visibilité.

Quelles autres actions menez-vous actuellement pour réunir des fonds ?

La cachaça Espirito Brasil (Espirito Brasil/Facebook)

Ce jeudi soir à Lapa, à Rio, nous lançons avec le Cachaça social clube la cachaça Espirito Brasil, soit une bouteille commémorative pour l’événement. Tous les bénéfices des ventes iront au financement des athlètes. Nous essaierons également de la lancer à São Paulo. Puis le 24 juin prochain, nous organiserons une fête après la « Parada Gay » (« Gay Pride ») de Rio, avec là aussi le souhait d’en organiser une à São Paulo. Par ailleurs, nous avons lancé deux campagnes de financement participatif au Brésil (cliquez ici pour apporter votre don) et en France (cliquez ici pour apporter votre don). Si tout se passe bien, en cumulant toutes ces actions, on devrait pouvoir financer quatre ou cinq athlètes supplémentaires. De leur côté, beaucoup d’athlètes et de projets sociaux communiquent et participent à des actions pour se financer. On cherche à les aider, mais il faut aussi qu’il y ait un engagement individuel.

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