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Anderson Moura : « Palmeiras a été champion grâce à sa cohérence » - Bom Dia Brésil
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10e titre de champion du Brésil pour Palmeiras (Palmeiras/Facebook)

Anderson Moura : « Palmeiras a été champion grâce à sa cohérence »

Le Brasileirão 2018 de football s’est achevé dimanche en fin d’après-midi avec un nouveau champion, Palmeiras, qui s’est adjugé le 10e titre de son histoire. Bom Dia Brésil fait le bilan de cette saison palpitante avec le Brésilien Anderson Moura, journaliste et entraîneur de jeunes au Canada, ancien commentateur de la chaîne Esporte Interativo et auteur de Os 50 maiores defensores da historia do futebol (Via Escrita, 2017).

Palmeiras champion, c’est mérité ?

Oui, grâce à sa cohérence. Ce n’est pas une équipe qui a enchanté le championnat par son jeu, mais elle a été très pragmatique et efficace. Arrivé en cours d’année (il a remplacé Roger Machado en juillet alors que Palmeiras était 6e, ndr), Luiz Felipe Scolari a su corriger les points faibles et tirer le meilleur de chaque joueur. A 70 ans, ce n’est pas un entraîneur innovant, mais son pragmatisme a conduit à un titre mérité avec notamment une série de 21 matchs sans défaite. C’est vraiment grâce à lui.

Alors qu’il était confortablement installé en Chine depuis 2015, Scolari n’avait pas besoin de revenir, à son âge, s’exposer ainsi dans un pays qui l’a tant critiqué. C’était courageux et il en est donc récompensé.

Est-ce une revanche pour lui, alors que le spectre de 2014 (il était sélectionneur du Brésil) repose toujours en grande partie sur ses épaules ?

Oui, même si cette image ne sera jamais effacée de la mémoire des Brésiliens. Mais alors qu’il était confortablement installé en Chine depuis 2015, il n’avait pas besoin de revenir, à son âge, s’exposer ainsi dans un pays qui l’a tant critiqué. C’était courageux et il en est donc récompensé.

Qu’est-ce qui a empêché les poursuivants de Palmeiras, comme Flamengo ou le São Paulo FC, qui a longtemps été leader, de remporter le titre ?

En dehors d’un changement d’entraîneur en cours de saison, Palmeiras n’a pas eu les problèmes qu’ont connus ses concurrents pour le titre. Il a manqué des ressources financières au São Paulo FC tandis que Flamengo a fait des erreurs de gestion. Les joueurs du Flamengo sont restés dans leur zone de confort jusqu’à ce que Mauricio Barbieri (leur entraîneur jusqu’à fin septembre, ndr) n’arrive plus à les motiver. Puis il y a eu le départ en juillet de Vinicius Junior pour le Real Madrid. Flamengo a connu sa meilleure partie de saison lorsqu’il était associé à Everton Ribeiro en attaque, compensant l’absence d’avant-centre, qui ne s’est pas résolue par la suite. Flamengo a alors commencé à décliner et c’est à ce moment-là que Palmeiras en a profité avec l’arrivée de Luiz Felipe Scolari. La bonne gestion financière de Flamengo n’a pas occulté sa mauvaise gestion sportive.

Que dire de l’Internacional, qui termine sur le podium alors qu’il revenait de Série B la saison précédente ?

Cela est dû à l’excellent travail de l’entraîneur, Odair Hellmann, qui a pour moi été le meilleur du championnat cette saison. Il a fait beaucoup avec peu et son travail a été visible, même si l’intensité qu’il a imposée a trop pesé sur la durée. Les joueurs n’ont pas réussi à tenir jusqu’à la fin du championnat. L’équipe n’avait pas de banc, donc même si elle était très appliquée, elle commençait à devenir prévisible. Néanmoins, même les plus grands supporters de l’Internacional ne se seraient jamais attendus à un tel résultat. Je tiens aussi à saluer dans le même registre l’entraîneur de l’Atlético Paranaense, Tiago Nunes, qui a réussi la transition entre les jeunes et l’équipe titulaire.

Comment expliquer en revanche la dégringolade des Corinthians, proches de la relégation après avoir été champions l’an dernier ?

Nous avons ici le cas d’une très mauvaise gestion. Après le titre, les Corinthians ont vendu beaucoup de joueurs essentiels sans avoir les capacités de recomposer un effectif avec des joueurs de la même qualité. Au Brésil, chaque fois qu’une équipe est championne, elle perd des joueurs importants dans la foulée, mais cette fois, le club l’a très mal géré et l’a payé. Sans oublier des salaires trop élevés versés à des joueurs au rendement insuffisant et le départ de leur entraîneur, Fabio Carille, pour Al Wehda dès le début du championnat.

La relégation de Parana, Vitoria, l’América Mineiro et Sport est-elle logique ?

Oui, elles le sont et elles sont même méritées pour Parana, qui a manqué d’investissement, et Sport, dont la gestion a été horrible ces dernières saisons. Ils avaient beaucoup d’argent et ont tout gâché. Vitoria avait une bonne attaque, mais une défense beaucoup trop faible, la pire du championnat. En revanche, la descente de l’América Mineiro est triste car c’est un club avec une administration honnête, beaucoup d’investissement dans les jeunes et un beau stade. Je pense que Fluminense aurait plus mérité de descendre qu’eux par exemple, pour sa mauvaise gestion. Ils ont tout raté cette saison, comme Vasco da Gama dans une moindre mesure.

Les équipes de São Paulo ont compris l’importance et les avantages d’une gestion sérieuse et d’infrastructures de qualité, à l’image du São Paulo FC et de Santos. Les équipes de Rio essayent désormais de rattraper leur retard, mais elles ont beaucoup de dettes et ne peuvent pas s’offrir beaucoup de bons joueurs.

Comment expliquer qu’une fois de plus les équipes cariocas soient bien plus à la peine que leurs rivales paulistas ?

Cela date du début des années 2000. Les équipes de São Paulo ont compris l’importance et les avantages d’une gestion sérieuse et d’infrastructures de qualité, à l’image du São Paulo FC et de Santos. Les équipes de Rio essayent désormais de rattraper leur retard, mais elles ont beaucoup de dettes et ne peuvent pas s’offrir beaucoup de bons joueurs. Cela leur est arrivé d’être championnes ces dernières années, lorsque les astres étaient alignés, mais elles ont alors oublié leurs problèmes de mauvaise gestion. Aujourd’hui, on a le reflet de cela, les choses auraient dû être traitées avec sérieux il y a un moment.

Au final, quelle est votre appréciation générale de cette saison 2018 ?

Beaucoup se sont plaint de la faiblesse du niveau technique, mais j’ai personnellement beaucoup aimé la première partie de saison, lorsque le São Paulo FC était leader, Vinicius Junior était encore à Flamengo… les équipes du haut de tableau comme le Grêmio n’avaient pas encore besoin d’être trop concentrées sur les coupes et n’avaient pas perdu leurs meilleurs joueurs. Le niveau a baissé en seconde partie de saison à cause de cela, mais globalement, il y a eu beaucoup de choses positives cette saison.

Que peut-on espérer de la saison prochaine ?

Je ne peux pas vous dire qui sera champion, mais il y a un quatuor très fort composé de Palmeiras, Flamengo, Cruzeiro et du Grêmio. Les deux premiers grâce à leurs capacités financières, le Grêmio grâce à ses jeunes et un effectif très fort, et Cruzeiro parce que c’est une équipe qui a compris le travail de Mano Menezes, elle joue d’ailleurs comme il en a envie. Je ne pense pas que l’Internacional, le São Paulo FC et Santos pourront faire aussi bien, et j’ai beaucoup d’inquiétudes quant à Fluminense où l’ambiance est très mauvaise. La situation est y est plus compliquée qu’au Vasco. Néanmoins, les promus arrivant de Série B (Fortaleza, Centro Sportivo Alagoano, Avai et Goias) n’ont pas une très bonne structure et peu de popularité, il faudra qu’ils s’appuient sur leurs jeunes et une gestion financière austère pour réussir plutôt que sur de mauvais et onéreux recrutements.

Le 11 type de la saison d'Anderson Moura :

  • Gardien : Everson (Ceara)
  • Défenseurs : Mayke (Palmeiras) / Cuesta (Internacional) / Gomez (Palmeiras) / Renan Lodi (Atlético Paranaense)
  • Milieux : Cuellar (Flamengo) / Patrick (Internacional) / Lucas Paqueta (Flamengo)
  • Attaquants : Dudu (Palmeiras) / Everton (Grêmio) / Gabriel Barbosa (Santos)

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