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Carnet de campagne : Haddad qui monte, Ciro Gomes qui dézingue, Bolsonaro au centre de plusieurs polémiques - Bom Dia Brésil
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Le candidat à la vice-présidence du PT, Fernando Haddad, le 1er septembre (Flickr/Lulaofficial)

Carnet de campagne : Haddad qui monte, Ciro Gomes qui dézingue, Bolsonaro au centre de plusieurs polémiques

La campagne pour l’élection présidentielle 2018, dont les deux tours se dérouleront les 7 et 28 octobre, bat son plein au Brésil. Les principales histoires de la semaine sont dans notre carnet de campagne.

Les Brésiliennes se déchirent autour de Jair Bolsonaro

Mulheres unidas contra Bolsonaro/Facebook

En moins de deux semaines, un groupe Facebook nommé « Mulheres unidas contra Bolsonaro » (« Femmes unies contre Bolsonaro ») aurait dépassé les 2 millions de membres - il est aujourd'hui inaccessible. Pour Ludmilla Teixeira, l'une des créatrices du groupe interrogée par Exame, Jair Bolsonaro « représente une régression dans la lutte pour les droits des femmes, il attaque directement le congé maternité, l'écart de salaire entre hommes et femmes ». Selon elle, toutes les femmes sont acceptées dans le groupe, qu'elles soient de droite ou de gauche. Seule condition : « peu importe votre candidat, tant que ce n'est pas (Jair) Bolsonaro ». Jamais aucun candidat à la présidentielle au Brésil n'a eu un tel écart de soutien entre hommes et femmes. Un sondage effectué le mois dernier lui donnait 30 % de soutien masculin contre 14 % de soutien féminin. En réponse, un groupe « Mulheres com Bolsonaro » (« Femmes avec Bolsonaro ») a été créé et a déjà atteint 465.000 membres. « Nous sommes en faveur de la droite conservatrice et de la politique militaire. Nous pensons qu'avec (Jair) Bolsonaro, la sécurité va nettement s'améliorer et que les lois seront plus strictes », a déclaré l'une de ses intégrantes à Exame.

Fernando Collor renonce à sa candidature pour être gouverneur de l'Alagoas

L'ancien président brésilien jette l'éponge. Fernando Collor a annoncé vendredi soir dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux qu'il retirait sa candidature pour le poste de gouverneur de l'Alagoas pour le compte du Parti travailliste chrétien (PTC). Mais celui qui est aujourd'hui sénateur, pourtant deuxième des derniers sondages, déplore le manque de cohésion au sein de l'alliance de partis dont il était le chef de file. « Sans unité, ma candidature perd sa raison d'être », indique-t-il. Fernando Collor serait notamment en conflit avec le PSDB, dont est issu son colistier pour le poste de vice-gouverneur, selon l'Estadao.

 

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Collor desiste da candidatura ao governo de Alagoas

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Si Bolsonaro est élu, Ciro Gomes se retire de la vie politique

Ciro Gomes (Jeso Carneiro)

Le candidat du PDT n'est pas avare de petites phrases. Mercredi, lors d'une entrevue avec O Globo, à la question sur sa réaction s'il était battu au second tour par son adversaire du PSL, qu'il considère comme « une menace réelle pour le Brésil », le Nordestin a répondu : « Je lui souhaiterais bonne chance, le féliciterais et après j'irais pleurer avec ma mère. J'arrête la politique. Ma raison d'être en politique, c'est l'amour, la passion, la confiance. Si la majorité de nos concitoyens ne correspondent pas à cela, je vais pleurer. » Dans le même entretien, Ciro Gomes a réglé ses comptes de manière cordiale avec le PT, laissant la porte ouverte à une alliance s'il parvient à se hisser au second tour. Plus tard dans la semaine, il a néanmoins remis en question la pertinence de la candidature de Fernando Haddad, critiquant la stratégie du PT d'avoir maintenu la candidature de Lula le plus longtemps possible, tout en étant conscient qu'elle ne serait pas autorisée, pour lancer aussi tardivement une personnalité « qui ne connaît pas le Brésil ».

La jolie pirouette de Tarcisio Motta face à un mème se moquant de son physique

Ces derniers jours, un mème se moquant du physique du candidat Psol au poste de gouverneur de l'Etat de Rio de Janeiro circule sur les réseaux sociaux. Il présente son agenda avec à 14h un rodizio de pizza, churrasco et sushis avec ses électeurs de Botafogo, à 15h une rencontre avec les principaux fabricants de gâteaux et dégustation, et à 16h un café avec biscuits avec ses collaborateurs et électeurs. Mercredi, Tarcisio Motta a publié sa réponse sur Twitter :

« Ce mème se répand sur Internet. C'est absurde ! S'ils me connaissaient, ils sauraient que l'agenda véridique intégrerait pastel et jus de canne à sucre le matin et bière et salami le soir (PS : Nous devrions vraiment parler de la grossophobie) »

Lucas Moura déclame son soutien à Jair Bolsonaro

Le compte Twitter de l'ancien footballeur du PSG, aujourd'hui à Tottenham, est bloqué au 10 septembre. Et pour cause, selon UOL, son club a fait en sorte qu'il arrête de s'exprimer afin d'éteindre une controverse provoquée par son soutien à Jair Bolsonaro. Tout a commencé par des commentaires à des tweets (aujourd'hui effacés) qu'il a laissés, affichant son empathie envers le candidat du PSL après son agression au couteau le 6 septembre. Pris à partie par des usagers du réseau social, le meilleur joueur du mois d'août de Premier League s'est alors engagé dans un vif débat, défendant Jair Bolsonaro et notamment sa mesure sur le port d'arme. Lucas Moura a notamment reçu le soutien de l'attaquant de Palmeiras Felipe Melo, lui aussi fervent supporter du candidat ultra-conservateur.

Geraldo Alckmin patiente avant de jouer la carte du vote utile

Le candidat PSDB à la présidentielle Geraldo Alckmin (SECOM/Gov.de SP)

D'après O Globo, la stratégie du candidat du PSDB, qui stagne autour de 10 % dans les sondages, a été mise à mal par les derniers sondages (lire plus bas), même si ceux-ci ne voient pas encore Fernando Haddad décoller et s'emparer seul de la deuxième place. Des spots appelant au vote utile sont déjà prêts, mais devront encore attendre un peu avant d'être diffusés. Geraldo Alckmin entend jouer sur la peur du retour au pouvoir du PT pour tenter d'attirer les électeurs de Jair Bolsonaro autant que ceux de petits candidats sur la même ligne que lui comme Alvaro Dias (Podemos), Joao Amoêdo (Novo) et Henrique Meirelles (MDB). En attendant, le Tucano poursuit sa croisade contre le parti de Lula, entendant s'afficher comme le meilleur candidat anti-PT, largement incarnée jusqu'à maintenant par Jair Bolsonaro.

Jair Bolsonaro évite un procès pour racisme

Jair Bolsonaro (Archives Agência Brasil)

Par trois votes à deux, le Tribunal suprême fédéral (STF) a décidé mardi de rejeter la dénonciation pour racisme à l'encontre de Jair Bolsonaro qui lui était présenté par le procureur général de la République, selon Agência Brasil. L'an dernier, le candidat du PSL avait eu des paroles malveillantes à propos des habitants des quilombos. Le STF a jugé que malgré le caractère vulgaire et irrespectueux de ces affirmations, il ne s'agissait pas non plus d'un appel à la violence et qu'elles entraient dans le cadre de la liberté d'expression.

Le TSE autorise Henrique Meirelles à utiliser des images de Lula

Le candidat du MDB aime à rappeler qu'il a été directeur de la Banque centrale du Brésil (2003-2010), qui plus est nommé par Lula. Mais les images d'archives de lui et de l'ancien président utilisées dans sa propagande électorale ont irrité le PT qui s'en est plaint au Tribunal supérieur électoral (TSE). Selon l'Estadao, ce dernier a fini par donner raison mardi à Henrique Meirelles, qui pourra ainsi à jouer sur tous les tableaux, montrant autant son ancienne proximité avec Lula que sa volonté de poursuivre les réformes engagées par le gouvernement de Michel Temer.

Le général Mourão veut remplacer Bolsonaro dans les débats

Le général Mourão, candidat à la vice-présidence aux côtés de Jair Bolsonaro (Wikipedia)

Le candidat du PSL étant toujours hospitalisé, son colistier souhaiterait le représenter notamment dans les débats à venir avec les autres candidats. Selon O Globo, son parti, le Parti rénovateur travailliste brésilien (PRTB), a fait une demande auprès du TSE en ce sens cette semaine. Ignorant quand Jair Bolsonaro sera apte à reprendre sa campagne, le général Mourão entend s'activer d'autant plus, notamment sur les réseaux sociaux, ne s'estimant pas à l'aise pour aller sur le terrain à la rencontre des électeurs. Le PRTB s'attend néanmoins à ce que cette initiative connaisse des réticences de la part du PSL, d'autant plus que Jair Bolsonaro lui-même avait décidé de ne plus participer aux débats avec les autres candidats. Un peu plus tard dans la semaine, le général Mourão a été au centre d'une autre controverse après avoir affirmé que la Constitution brésilienne « n'avait pas besoin d'être écrite par des personnes élues par le peuple ». Pour lui, elle est imparfaite et il faudrait en changer.

Le point sur les derniers sondages

Les premières enquêtes ne comprenant plus de scénario avec Lula ont été dévoilées cette semaine et montrent une nette évolution. Datafolha en a dévoilé deux, lundi et vendredi. Jair Bolsonaro (PSL) est confortablement installé en tête au premier tour, passant de 24 % à 26 % des intentions de vote, suivi par Ciro Gomes (PDT – 13 %). Désormais pleinement candidat du PT, Fernando Haddad récolte peu à peu les votes de Lula, passant de 9 % à 13 %. Geraldo Alckmin (PSDB) est stable, de 10 % à 9 %, tandis que Marina Silva (Rede) est en chute libre, passant de 11 % à 8 % - elle était à 16 % fin août. Les autres candidats restent entre 0 % et 3 %. A noter un taux de votes blancs et nuls en recul constant lui aussi, passant de 15 % à 13 %.

Pour Ibope, qui a diffusé un sondage mardi : Jair Bolsonaro (26 %), Ciro Gomes (11 %), Marina Silva (9 %), Geraldo Alckmin (9 %), Fernando Haddad (8 %). Les autres entre 0 % et 3 % pour 19 % de votes blancs et nuls.

Au second tour, selon la dernière enquête, Jair Bolsonaro est battu dans tous les cas de figure (43 %-39 % contre Marina Silva, 41 %-37 % contre Geraldo Alckmin, 45 %-38 % contre Ciro Gomes), sauf contre Fernando Haddad avec qui la lutte est extrêmement serrée. Le sondage de lundi donnait le candidat du PT vainqueur (39 %-38 %), mais celui de vendredi voit la victoire du candidat du PSL (41 %-40 %). A noter que d'autres scénarios ont été proposés, dans lesquels Ciro Gomes est vainqueur de tous ses adversaires et Fernando Haddad est perdant contre tout le monde.

Pour Ibope, les écarts sont bien plus serrés : Ciro Gomes-Jair Bolsonaro (40 %-37 %), Geraldo Alckmin-Jair Bolsonaro (38 %-37 %), Marina Silva-Jair Bolsonaro (38 %-38 %), Jair Bolsonaro-Fernando Haddad (40 %-36 %).

Quant au taux de rejet, ils est en hausse pour Jair Bolsonaro (44 %), Marina Silva (30 %), Fernando Haddad (26 %), Geraldo Alckmin (25 %) et Ciro Gomes (21 %). Chez Ibope, les taux sont bien plus bas : Jair Bolsonaro (41 %), Marina Silva (24 %), Fernando Haddad (23 %), Geraldo Alckmin (19 %), Ciro Gomes (17 %).

Controverse autour d'un sondage largement favorable à Fernando Haddad

Fernando Haddad (DR)

Une enquête Vox Populi commandée par le syndicat CUT et relayée par Carta Capital donne des résultats bien différents des autres sondages, provoquant la controverse. La différence réside dans la présentation de Fernando Haddad (PT) auprès des sondés : il y est ajouté l'élément « soutenu par Lula ». L'ancien maire de Sao Paulo récolterait alors 22 % au premier tour, en tête devant Jair Bolsonaro (18 %) et Ciro Gomes (10 %). Il faut dire que, selon la même enquête, 42 % des interrogés savent qui est Fernando Haddad et 37 % ne le connaissent que de nom. 53 % sauraient qu'il est bien le candidat de Lula. Au second tour, Fernando Haddad serait vainqueur contre tous les autres candidats (un scénario contre Ciro Gomes n'a pas été intégré), notamment Jair Bolsonaro (36 % à 24 %). « Omettre le fait que l’ancien maire a été nommé et a le soutien de l’ancien président rend le résultat de toute enquête irréaliste », se défend Vox Populi, qui entend donner le maximum d'informations aux électeurs. Ce n'est pas la première fois que la méthode choisie par l'institut de sondage mineiro, qui a régulièrement été utilisé par le PT, est remise en question. Selon ses détracteurs, celui-ci poserait d'autres questions sur le sujet à ses interrogés afin de situer le sondage dans un certain contexte - ici sur l'emprisonnement de Lula notamment, alors que Datafolha ou Ibope par exemple vont directement au sujet qui les intéresse.

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