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Biennale d'art de São Paulo : les 10 œuvres à ne pas rater - Bom Dia Brésil
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La 33e Biennale d'art de São Paulo (Facebook/Bienalsaopaulo)

Biennale d'art de São Paulo : les 10 œuvres à ne pas rater

Gaëlle Pierson (DR)

La 33e Biennale d'art de São Paulo, intitulée Affinités affectives, a ouvert ses portes le 7 septembre, au Pavillon de la Biennale, situé dans le parc Ibirapuera. Le commissaire d'exposition de cette 33e édition, Gabriel Pérez-Barreiro, a sélectionné 12 projets artistiques individuels. Grande nouveauté, il a également convié sept artistes à être eux-mêmes commissaires d'exposition, leur laissant une liberté totale sur le choix des artistes. En plus des expositions individuelles, la Biennale a donc également innové en offrant sept expositions collectives, toutes dotées d'une scénographie différentes. « Un travail superbe de scénographie réalisé par Alvaro Razuk » souligne Gaëlle Pierson, guide spécialisée dans l'art et fondatrice de SampaEscale. Selon elle, cette Biennale est « légère, poétique, méditative », mais aussi très focalisée sur l'« attention du public ». « Je trouve que l'on retrouve vraiment l'idée du prestar atenção portugais dans cette édition de la Biennale, avec tout à la fois les notions d'être attentif mais aussi la nuance de prendre soin, de carinho », ajoute-t-elle. Gaëlle Pierson vous dévoile ses 10 œuvres coup de cœur.

1. Mamme-Diarra Nang (1982- ) - France

Son installation immersive est poétiquement nommée Pendant que le temps est une distance dans l'espace (2016). Une fois déchaussés, on entre dans un espace dont le sol est revêtu de sortes de petits coussinets. Sont alors projetées des images de paysages filmés au Brésil, en Afrique du Sud, en France et au Sénégal. « Comme les images sont projetées tant sur nous que sur le sol, on ne perçoit pas tout de suite qu'il s'agit de paysages. C'est une atmosphère très relaxante, mais qui propose une vraie réflexion sur la construction et la déconstruction du territoire », explique Gaëlle.

Martin Gusinde (Leo Eloy/Estúdio Garagem/Fundação Bienal de São Paulo)

2. Martin Gusinde (1886-1969) - Pologne/Autriche

Anthropologue, ethnologue, photographe, prêtre et explorateur, Martin Gusinde a eu un parcours exceptionnel. De ses voyages en Terre de Feu, il a ramené une série de photos en noir et blanc, dont entre autres des témoignages d'un rite d'initiation des jeunes hommes d'une des tribus.

3. Tal Isaac Hadad (1976- ) - France

Son oeuvre Récital pour un masseur se trouve dans la partie atrium du Pavillon. « C'est génial, explique Gaëlle. C'est une démarche artistique unissant sons et arts plastiques, qui tient du bodyart, puisque des artistes lyriques chantent pendant qu'ils sont massés. Et leur chant s'élève dans le pavillon. Une manière de célébrer l'universalité du langage de la musique. »

Nota de rodapé - Claudia Fontes (Leo Eloy/Estúdio Garagem/Fundação Bienal de São Paulo)

4. Claudia Fontes (1964- ) - Argentine

Représentante de l'Argentine lors de la dernière Biennale de Venise, organisée en 2017, Claudia Fontes présente pour celle de São Paulo Nota de rodapé (2018). « C'est une oeuvre qui fonctionne sur le principe du cabinet de curiosité. A des morceaux de céramique cassés sont cousus des papiers sur lequel est écrit un mot. A la manière d'un cadavre exquis, en les réunissant, on peut former une histoire. »

5. Roderick Hietbrink (1975- ) - Pays-Bas

L'œuvre de l'artiste hollandais est une vidéo : The Living Room (2011). Gaëlle nous raconte qu'« au début, on y voit un salon classique, puis peu à peu l'image commence à vibrer et tu vois un chêne entrer petit à petit dans la pièce. C'est une manière de représenter la nature qui reprend ses droits sur l'homme, qui lui la détruit ».

6. John Miller (1954- ) - Etats-Unis - et Richard Hoeck (1965- ) - Autriche

Autre vidéo, cette fois-ci née de la collaboration entre John Miller et Richard Hoeck. Intitulée Mannequins Death (2015), elle a pour protagonistes des mannequins en plastique, comme ceux que l'on voit dans les vitrines des magasins. « Ils sont jetés dans un précipice et s'éclatent contre les rochers, les uns après les autres. C'est terrifiant et fascinant en même temps, car il y a une vraie identification qui se met en place. C'est une référence directe à la société de consommation », souligne Gaëlle.

7. Peter Dreher (1932- ) - Allemagne

Day by day good day (1972-2011) c'est la peinture d'un verre, un objet du quotidien. « Ce même verre est peint 30 fois, toujours avec le même point de vue frontal, mais à des moments différents de la journée. Il y a donc un jeu sur les reflets notamment. On peut y voir une sorte de travail obsessionnel qui se transforme en journal intime, mais aussi une piste de réflexion sur tous les objets inutiles qui encombrent nos maisons. »

Denise Milan (Leo Eloy/Estúdio Garagem/Fundação Bienal de São Paulo)

8. Denise Milan (1954- ) - Brésil

L'installation Ilha Brasilis de l'artiste brésilienne a particulièrement charmé notre spécialiste en art contemporain : « C'est une promenade méditative parmi des améthystes et de cristaux brésiliens, des pierres qui ont des vertus et favorisent notamment l'équilibre nerveux, mental, intellectuel et apaisent le sommeil. Denise Milan n'est pas intervenue sur les pierres, qui sont à l'état brut, mais si on les observe attentivement, comme on le fait parfois avec les nuages, des formes se dessinent... Les pierres étaient avant nous et y resteront après nous : c'est donc également une manière de penser à la formation de la planète ».

9. Waltercio Caldas (1946- ) - Brésil

L'artiste brésilien est également l'un des commissaires de l'exposition. Il présente Os Aparecimentos, où il évoque sa propre poétique, à travers plusieurs œuvres. « C'est un des grands artistes brésiliens à découvrir lors de cette Biennale. Dans ses œuvres, on découvre des hommages à des noms importants de l'histoire de l'art tels que Mondrian, Velasquez ou encore Rodtchenko. »

10. Leda Catunda (1961- ) - Brésil

Enfin, parmi les artistes sélectionnées par l'artiste commissaire d'exposition Sofia Borges, figure Leda Catunda. « Son œuvre joue sur des tissus de diverses matières agrémentés de peinture dorée. Un peu à la manière d'un Klimt » analyse Gaëlle.

Informations pratiques :
Jusqu'au 9 décembre
Mardi, mercredi, vendredi, dimanche et jours fériés : 9h - 19h (entrée jusqu'à 18h)
Jeudi et samedi : 9h - 22h (entrée jusqu'à 21h)
Fermé le lundi / entrée gratuite
Pavillon Ciccillo Matarazzo, Parque Ibirapuera

Gaëlle Pierson organise jusqu'à la fin de l'événement des visites guidées en français de la Biennale. Plus d'informations sur les tarifs et les dates disponibles sur le site de SampaEscale.

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